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Fernand Legrand

DAVID ET GOLIATH (OU : FACE AUX GÉANTS DE LA VIE.)
Article de Fernand Legrand

Dans le premier livre de Samuel au chapitre 17, nous trouvons le récit du combat qui a opposé les armées d'Israël contre celles des Philistins.
Les deux armées avaient chacune un champion. Les Philistins le géant Goliath, et Israël le jeune David, qui est arrivé sur le champ de bataille un peu plus tard.
Je lis au chapitre 17 : "Les Philistins réunirent leurs armées pour faire la guerre, et ils se rassemblèrent à Soco, et ils campèrent entre Soco et Azéka. Saül et les hommes d'Israël se rassemblèrent aussi, ils campèrent dans la vallée des térébinthes et ils se mirent en ordre de bataille contre les Philistins".
Pour abréger une trop longue lecture, je vous livre l'atmosphère qui se dégage du récit : L'incertitude, la peur et les hésitations règne chez les Israélites. Je voudrais que vous vous représentiez la scène. Deux armées sont en présence : Israël d'un côté, les Philistins de l'autre. Depuis quarante jours ils sont là, l'un en face de l'autre. Une vallée les sépare. La bataille est sur le point de s'engager mais il n'y a pas encore eu de combat, sinon peut-être quelques escarmouches de patrouilles.
Les Israélites n'osent engager le combat parce que deux fois par jour, matin et soir, le représentant des armées adverses, le géant Goliath se présente et il lance aux armées d'Israël un défi : "Donnez-moi un homme, nous nous battrons ensemble. S'il triomphe de moi, nous vous serons assujettis. Si je triomphe de lui, c'est vous qui serez assujettis". La Bible dit que tous étaient effrayés, tous ! Abner, le général, en chef avait peur. Saül, le roi d'Israël qui dominait tout le monde d'une tête, avait peur. Et l'on comprend que si les grands sont effrayés, les petits aussi le sont.

 

Il faut bien admettre que Goliath n'était pas un homme ordinaire. C'était un phénomène de la nature. Il mesurait plus de trois mètres de haut. C'était le type d'homme que n'importe quels clubs de basket se seraient arrachés à prix d'or ! Il n'aurait pas eu à jeter le ballon dans le panier, il n'aurait eu qu'à le déposer dedans et aurait à lui tout seul battu à plate couture les célèbres Harlem Globe-trotters ! Cet homme, avec sa cuirasse, tenait plus du blindé que du fantassin. Il avait même une avant-garde personnelle : Un homme qui en avait plein les bras à porter rien que son bouclier. Goliath a probablement été l'homme le plus colossal de toute l'histoire humaine.
Pendant quarante jours, matin et soir, il se présentait et lançait son défi. Il arrivait dans un bruit de ferraille, avec une voix de stentor qui devait être pour les gens de cette époque, un peu ce qu'étaient les stukas de Hitler pendant la dernière guerre, qui fonçaient sur leurs objectifs toutes les sirènes hurlantes, mettant tout le peuple en transe et dans la peur.
Pendant ce temps-là, David, jeune homme de probablement entre quatorze et dix-sept ans, était à la ferme paternelle. Il était encore trop jeune pour aller à la guerre. Ses trois frères eux, y étaient. David, lui, gardait les troupeaux, les brebis, les moutons de son père. Un jour, son père l'a appelé et lui a dit : "Tu vas te rendre sur le front pour voir comment se portent tes frères. Tu leur porteras du pain et tu prendras avec toi dix fromages que tu offriras au capitaine de la compagnie". Alors David a fait son sac, il a mis son casque intégral, sa veste de cuir, il a enfourché sa Honda 850 et en pétaradant, il est parti pour le champ de bataille. Il est arrivé au moment précis où lançait son défi en disant : "Donnez-moi un homme". David voit le géant, il entend ses insultes. Il voit la frayeur se marquer sur les visages de chacun, et il constate que le silence répond aux outrages du Philistin.

Si on reprend la lecture au verset 33 on trouve : "David dit à Saül le roi : "Que personne ne se décourage à cause de ce Philistin. Ton serviteur ira se battre avec lui". Saül dit à David : "Tu ne peux pas aller te battre avec ce Philistin, car tu es un enfant et il est un homme de guerre dès sa jeunesse". David dit à Saül : "Ton serviteur faisait paître les brebis de son père, et quand un lion ou un ours venait en enlever une du troupeau, je courais après lui, je le frappais et j'arrachais la brebis de sa gueule ; s'il se dressait contre moi, je le saisissais par le gorge, et je le frappais, et je le tuai. C'est ainsi que ton serviteur a terrassé le lion et l'ours ; et il en sera du Philistin, de cet incirconcis comme de l'un deux, car il a insulté l'armée du Dieu vivant". David dit encore : "L'Eternel, qui m'a délivré de la griffe du lion et de la patte de l'ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin". Et Saül dit à David : "Va, et que l'Eternel soit avec toi".

Premièrement, nous allons tracer un parallèle entre Israël et nous.
Israël avait devant lui un géant à combattre. Nous aussi nous avons nos géants !
- Nos hommes d'Etat, nos politiciens, nos philosophes, nos responsables, ont leurs géants aujourd'hui ! Que de problèmes nous pose notre troisième millénaire !
- L'Eglise aussi a ses géants : Les géants de l'indifférence, de l'incrédulité, de la paresse. Ah ! Si seulement tous ceux qui se réclament du nom de Jésus-Christ se levaient, portant haut la bannière de la croix, quelle différence cela ferait dans votre bonne ville de Mulhouse, en Alsace et dans la France toute entière ; peut-être même dans le monde tout entier !
- Les jeunes ont aussi leurs problèmes. Et cette soirée s'adresse en particulier aux jeunes. Vous aussi vous avez vos géants.
- Votre personnalité évolue, vous essayez de prendre des grandes décisions en matière de vocation, d'école, de carrière et de cœur.
- Vous souffrez peut-être d'une mésaventure sentimentale et vous ne savez pas où vous en êtes.
- Vous avez devant vous le géant de la jalousie. Elle vous a été préférée, un autre a été choisi à votre place et vous en concevez de l'amertume.
- Vous avez devant vous le géant des sautes de mauvaise humeur.
- Vous êtes devenus très émotifs ces derniers temps ! Vous ne voulez en faire qu'à votre tête.
- Vous avez aussi le géant du "je-m'en-foutisme" qui vous pousse à traiter toutes choses avec désinvolture et une attitude cavalière. Mais quand Jésus-Christ pénètre dans une vie, Il change tout cela et Il remet de l'ordre dans notre façon de penser et d'être.
- Vous êtes devant le géant de la désobéissance. La Bible enseigne que nous devons obéir à nos parents, et obéir aux autorités. Et si vous avez succombé devant les lois de la famille, il est vraisemblable que vous succomberez aussi devant les lois de la société. Dieu nous a fait pour l'obéissance. Nous devons obéir à Jésus-Christ. Et nous devons vivre dans l'obéissance qu'Il commande.
- Vous avez devant vous le géant de l'égoïsme qui pousse les hommes à vivre pour le plus petit centre du monde, c'est-à-dire soi-même, pour le numéro 1 mondial qui s'appelle : "Je", "moi". Cet égoïsme forcené a brisé plus d'un foyer, et plus d'un cœur de parent, en voyant l'enfant suivre le chemin de l'égoïsme et de la désobéissance, n'ont plus que leurs deux yeux pour pleurer.
- Vous avez aussi devant vous le géant de l'ennui, engendré par une civilisation de loisirs et d'oisiveté. Quand plus rien n'étonne ni n'émerveille, quand l'âme d'enfant nous a quittés et que l'on devient des adolescents comblés et blasés, le monstrueux géant de l'ennui fait paraître sa tête hideuse, celui duquel Baudelaire le poète maudit a dit :
"Parmi les monstres sifflant, hurlant, glapissant
"Dans la ménagerie infâme de nos vices,
"Il en est un plus affreux, plus immonde,
"Bien qu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
"Mais qui dans un bâillement avalerait le monde,
"C'est l'Ennui...
Je l'ai connu ce géant ! J'ai eu à y faire face avant ma conversion, et je dois dire que, par la grâce de Dieu, le jour où j'ai accepté Jésus-Christ comme mon Sauveur personnel, ce géant-là a été complètement maîtrisé dans ma vie.
- Vous avez aussi à faire au géant de la sexualité. Qu'allez-vous faire de cette énergie à laquelle on accorde tant de pensées, d'attention et de temps aujourd'hui ? Je crois qu'elle est plus forte à l'époque de l'adolescence qu'à aucune autre période de la vie ! Allez-vous la dissiper ? Va-t-elle vous détruire ? Ou bien allez-vous la livrer à Dieu pour qu'il la contrôle et qu'elle devienne une puissance dynamique dans votre vie ? Vous ne pouvez pas faire face à ce géant-là tout seul. Vous avez besoin de l'aide de Christ ! Et si vous ne gagnez pas dans votre vie privée la bataille de la sexualité, vous n'en gagnerez aucune autre.
- Vous avez devant vous aussi le géant des tentations qui nous viennent de tous les azimuts. Quand vous serez tentés de pécher, qu'allez-vous faire lorsqu'il vous sollicitera à dire des grivoiseries, ou à dérober, ou à fumer, ou à vous droguer, ou à tricher ?

Qu'allez-vous faire devant ces géants ? Vont-ils dominer sur vous, ou allez-vous dominer sur eux ? Vont-ils triompher de vous, ou allez-vous triompher d'eux ?
La Bible dit que nous sommes esclaves de ce qui a triomphé de nous. Qu'allez-vous devenir ? Leur victime, leur esclave ? Là est la grande question ! Je sais que la plupart des jeunes ont à faire à ces géants et à de nombreux autres que je n'ai pas cité.
Deuxièmement, David dut faire face au géant Goliath. Il sut dans son cœur, dès qu'il eut mis les pieds sur le champ de bataille, que Goliath, c'était son affaire. Il ressentit intérieurement que l'Esprit de Dieu l'appelait à le combattre. Non seulement Goliath était son affaire, mais l'honneur de Dieu devenait son affaire personnelle.
Quoi que jeune, David était un homme de Dieu, et c'était aussi un homme de foi. C'était sur les collines de sa Bethléem natale, qu'il avait mis sa vie en règle avec Dieu. C'était là que seul à seul avec Lui il s'était tourné vers lui (converti), et qu'il avait pris la décision de servir Dieu. Mes jeunes amis, vous aussi c'est pendant que vous êtes jeunes que vous devez répondre à l'appel de Christ. La Bible dit : "Souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse, de peur que les jours viennent où tu n'y prendras plus plaisir".
Un psychiatre a dit que c'est pendant l'adolescence que nous prenons les décisions les plus importantes de notre vie, et que 90% des grandes options de la vie sont prises pendant la jeunesse. Alors, faites de Jésus-Christ la tête de liste de vos grandes options, et donnez-vous à Dieu.
Mais David n'a pas seulement pris la décision d'appartenir à Dieu, il est allé plus loin, il a mis sa décision en œuvre. Je dis bien qu'il a mis sa décision en œuvre. Certes, la Parole de Dieu nous enseigne clairement que ce n'est pas par les œuvres que nous sommes sauvés. L'épître aux Ephésiens nous dit au chapitre 2 et au verset 8 : "C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Ca ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est pas par les œuvres afin que personne ne se glorifie". Le salut, c'est un don de Dieu. Il se reçoit par la foi. Mais une fois la décision prise de recevoir Jésus-Christ dans son cœur, eh bien cette grâce de Dieu, il faut la mettre en œuvre, il faut la mettre en chantier, il faut la faire valoir, il faut en quelque sorte faire produire ce que l'on a reçu au moyen de la prière, de la lecture et l'étude de la Bible, et par le témoignage personnel. Alors, quand vous faites cela, vous grandissez dans la foi, vous nourrissez votre âme et vous devenez fort. David est devenu fort. Non pas tellement fort physiquement, bien que, entre nous, je pense qu'il était un athlète complet, et que s'il y avait eu les jeux olympiques de son temps, il aurait gagné son billet pour y participer ! Mais il était d'une grande force de caractère, il était mentalement fort, il était spirituellement fort. Et cette foi puissante était née dans le secret. Il s'était décidé pour Dieu il y a longtemps. Il ne flânait pas dans les bistrots. Il n'était pas abonné à des revues sexy. Il méditait sur Dieu et c'est pendant sa jeunesse qu'il a composé quelques-uns de ces magnifiques psaumes dont la profondeur et la beauté nous étonnent encore aujourd'hui.
David était un jeune homme comme vous. Il n'était pas différent de vous. Il n'avait pas les avantages que vous avez. Il n'avait pas la Bible que vous avez. Il n'avait pas les écoles que vous avez. Il n'avait pas les facilités modernes que vous avez. Mais il était à l'école de Dieu. Et c'est là qu'il a découvert les grands secrets de la vie que des milliers de jeunes cherchent encore aujourd'hui sans les trouver.

Troisièmement, sa foi naissante et croissante avait été forgée dans des conflits solitaires. Je répète, sa foi naissante et croissante, avait été forgée dans des conflits solitaires. Un jour qu'il gardait les troupeaux de son père, un ours s'est présenté pour se tailler un gigot ! Ne nous y méprenons pas, les ours ne ressemblent en rien aux nounours en peluche que l'on offre aux petits-enfants ! Leur gaucherie n'est qu'apparente. Ce sont des fauves redoutables. Et il vaut mieux ne pas en rencontrer un au détour d'un sentier de montagne ! Quand l'ours est venu, David s'est écrié : "Seigneur, aide-moi !" Et, les mains nues, il est passé à l'attaque et il a tué l'ours. Maintenant, ne nous y trompons pas non plus, David n'était pas un doux rêveur. Il savait très bien qu'un homme seul ne peut pas tuer un ours ! Il savait que ce n'était pas par ses propres forces qu'il avait vaincu l'ours, mais il savait qu'à cet instant, un pouvoir surnaturel, quelque chose était venu sur lui, une nouvelle puissance l'avait envahi qui lui avait permis de vaincre l'ours.
Une autre fois, la situation s'est corsée. Un lion est venu pour se tailler un bifteck dans le troupeau. Et le lion, nous le savons, ne fait pas de détail. Il emporte la pièce toute entière et c'est dans sa tanière qu'il passe au détail. Nous ne savons sans doute pas vraiment ce que c'est qu'un lion. Peut-être n'en avons-nous jamais vu que sur les images ou à la télévision. Moi j'en ai rencontré un ; un jour je visitais la citadelle de Besançon, où il y avait un mini zoo. J'y ai vu un lion. C'était un jeune adulte, une bête superbe. On s'est regardé tous les deux, nos regards se sont croisés, on ne s'est pas reconnus ! Il a poussé un rugissement et mon cœur s'est comme fondu à l'intérieur. Et je me suis dit : "S'il sort, moi je m'enferme dans la cage !" J'ai même compris ce jour-là pourquoi les oiseaux chantent dans leur cage : Au moins ils s'y sentent en sécurité !
Eh bien, quand le lion est venu, David, renouvelant le coup de l'ours, a crié à Dieu et comme l'éclair il est parti à l'assaut du lion. Il n'avait pas de couteau. Tarzan en a un, mais lui n'en avait pas ! La Bible dit qu'il a saisi le lion à la gorge. Ca, ce sont nos versions françaises ; mais en hébreu, langue dans laquelle l'Ancien Testament a été écrit, on lit qu'il a pris le lion par la barbe ! Il l'a a secoué par la barbiche ! Pensez donc, le roi des animaux traité de cette façon-là ! Je crois qu'il a dû mourir de honte, d'une crise cardiaque ! Toujours est-il que Dieu était avec lui et qu'il a tué le lion.
Alors maintenant, soyons sérieux ! David a commencé à comprendre que Dieu répond aux prières et qu'il y a quelque part une puissance céleste dont l'homme peut s'emparer. C'est toujours vrai aujourd'hui ! Quand vous êtes dans un moment difficile, tournez-vous vers lui, adressez-lui votre prière. Notre Dieu est vivant et Il répond. Quand vous vous tournez vers le Seigneur, Il vous aide à faire face à vos problèmes.
David avait pris la décision d'appartenir à Dieu et il marchait avec Dieu. David n'était pas une nouille. Parce qu'il priait, parce qu'il composait des cantiques sur sa harpe, pour les caïds du coin qui roulaient les mécaniques, il paraissait bizarre, étrange et déphasé. Mais il grandissait en Dieu. David était un homme moralement courageux et spirituellement fort. Ce que je veux que vous voyiez, c'est ceci : David avait passé victorieusement l'épreuve de la vie quotidienne. Quand son père lui ordonnait quelque chose, il obéissait à son père. Il obéissait aux lois de la famille et aux lois de la société. On ne pouvait pas montrer David du doigt et dire qu'il était un contestataire. Les seules choses que David contestait, c'était l'ours, c'était le lion, c'était le géant et c'était le péché !
L'Evangile nous dit que le Seigneur ne veut pas faire des membres d'église, il veut faire des disciples ! Et dans le mot disciple, il y a la discipline. David avait appris à discipliner sa vie.
D'ailleurs, les athlètes qui veulent battre des records, grignoter quelques secondes ou même quelques fractions de secondes dans une discipline quelconque, doivent se discipliner. Ils savent très bien que sans discipline, ils n'ont aucune chance de succès. Nous aussi nous devons nous astreindre à une discipline morale. Nous devons discipliner nos pensées, discipliner nos corps, discipliner notre langue, pour qu'elle apprenne à bénir et non pas à maudire. Oh mes amis, que de mal a été fait dans l'église de Jésus-Christ à cause d'une langue non disciplinée !
Mais, si vous pouvez contrôler votre corps, et l'apôtre le dit : "Je traite durement mon corps" (1 Cor.9 : 27), vous ne pouvez pas contrôler votre esprit parce que la Bible nous enseigne que notre esprit est sous le contrôle du péché. La Bible dit qu'il y a dans ce monde un mystère d'iniquité. Quand nous sommes nés, nous sommes nés avec le péché. Nous sommes nés avec une tendance à pécher. Nous n'avons pas à enseigner à nos enfants d'être méchants. Ils sont méchants tout seuls.
Je n'ai jamais appris à mes enfants à mentir. Ils ont menti tout seuls. Je ne leur ai pas appris à se débattre et à crier. Ils ont fait cela automatiquement et très tôt dans leur vie. Je suppose qu'ils l'ont attrapé de leur père ! Nous transmettons tous à notre descendance une tendance au péché. Nous sommes impliqués dans le mal, le péché nous domine. Mais quand vous vous donnez à Jésus-Christ, il par le Saint-Esprit pénètre dans votre vie et le péché descend du trône de votre vie. Il ne domine plus sur vous. C'est Jésus-Christ qui vient, c'est lui qui règne, et le péché est sous le contrôle de Christ.
Maintenant, je ne veux pas dire que quand Christ entre dans un cœur, on ne pèche plus, qu'on n'a plus une saute d'humeur, qu'on n'a plus une pensée impure, que l'on n'a plus un écart de langage, non ! Ce que je veux dire, c'est que le péché, s'il reste présent, s'il reste possible, il n'est plus sur le trône. Il est tenu en échec parce que maintenant c'est Christ qui est dans le cœur et qui Il lui prête une nouvelle puissance, sa puissance de vie.

Quatrièmement.
Quelqu'un va dire : "Que faut-il faire pour en arriver là ?" Il faut d'abord reconnaître que l'on est pécheur, que quelque part on a violé la loi de Dieu, l'un ou l'autre des dix commandements, si ce n'est pas tous les dix. Non seulement il faut reconnaître qu'on a enfreint la loi de Dieu, mais il faut reconnaître que, étant pécheur, je dois confesser mon péché. Il faut l'appeler par son nom. Il faut dire à Dieu le péché que vous connaissez et il faut être d'accord que Jésus-Christ le chasse de votre vie.
Vous ne pouvez pas le faire vous-mêmes. Vous avez d'ailleurs essayé pendant longtemps, des semaines, des mois, peut-être même des années, et vous n'êtes arrivés à rien. Dites simplement à Dieu que vous désirez qu'il le chasse, et le Seigneur vous aidera ; car même pour la repentance, nous avons besoin de l'aide de Dieu. Nous ne sommes mêmes pas capables, nous dit la Parole de Dieu, de nous repentir nous-mêmes. Mais si vous voulez que Dieu vous aide, Il vous aidera. Et si demain, vous devez faire face à ces géants, il vous donnera une nouvelle puissance et la force de les vaincre.
Mes amis, quand Jésus-Christ est mort sur la Croix, il y est mort pour nos péchés ; et aujourd'hui, à la veille du troisième millénaire, il y a encore dans la Croix du calvaire une force mystérieuse qui peut changer des vies et faire de vous des nouvelles personnes.
Pour David, la chose n'a pas été sans opposition. Quand il s'est présenté pour combattre le géant, ses frères lui ont dit : "Tu ne peux pas combattre ; tu es trop jeune ; Goliath est trop expérimenté, c'est un homme de guerre dès sa jeunesse ; il a une lance, il a une épée, il y a un homme qui porte son bouclier ; tu ne peux pas !"
Mais David a résisté a tous ces raisonnements et il a dit : "J'irai !" Quand ses frères ont vu qu'il était déterminé à aller, ils lui ont dit : "D'accord, mais tu ne peux pas aller comme ça. Il te faut mettre une armure, il te faut une épée, il te faut un bouclier, il te faut un casque, il te faut une lance. C'est comme ça qu'on fait. C'est écrit dans tous les manuels militaires, c'est comme ça, et tu dois t'y conformer". Alors pour leur faire plaisir, il est entré dans l'armure qu'on lui présentait, justement celle du roi Saül. Et quand il est entré dedans, ça lui allait comme un chapeau boule sur la tête d'un gosse de 5 ans ! Il a essayé de faire quelques pas et ça faisait un tel bruit de casserole qu'il en est sorti, il s'en est débarrassé et il a dit à peu près ceci : "Quand je suis allé contre le lion et contre l'ours, j'y suis allé les mains nues et Dieu m'a donné la victoire ! Il me donnera aussi la victoire contre ce Philistin !"
Alors avec déplaisir, ses frères ont vu qu'il se débarrassait de cette armure, et ils ont pensé : "Il est fou !", ou, comme le disent les amis anglo-saxons, il a une chauve-souris dans le beffroi ! Mes amis, si vous venez à Jésus-Christ, et je suis très sérieux, si vous venez à Jésus-Christ, si vous vous convertissez ce soir, il y a des gens qui vous diront : "C'est de la folie !" Il y a peut-être déjà une voix qui s'est faite entendre dans votre cœur et qui vous a dit : "Ce prédicateur est fou !" On viendra avec mille bonnes raisons pour essayer de vous prouver qu'il ne faut pas vous convertir ce soir. Mais il faut faire face à ces raisonnements. Venez ce soir, venez à Jésus-Christ et vous verrez ce qui va se passer !
La fronde.
David s'avance avec sa fronde. Il employait souvent sa fronde. Il en avait maîtrisé l'emploi. Tout était à l'avenant dans sa vie : Il s'était déjà décidé pour Dieu. Il s'était déjà battu avec le lion, il s'était déjà battu avec l'ours. Il vivait en communion avec son Dieu et il se servait presque quotidiennement de sa fronde. Ce n'était pas la première fois qu'il allait l'employer. Et je me suis laissé dire que la fronde était une arme assez redoutable dans des mains expertes, et que l'on peut lancer des pierres avec grande violence et surtout avec grande précision.
David est donc venu avec sa fronde, et quand Goliath a vu ce tout jeune homme qui s'approchait, il est parti d'un immense éclat de rire qui a fait trembler la vallée. Ce blanc-bec qui ne se rase même pas ! Il ose me défier, moi, le premier guerrier du monde ! Approche mon petit ami, mon petit bambino, approche encore un peu ! Lève bien ta tête, tends le cou ! Tu vas voir mon épée forgée à Solingen et aiguisée à Laguiole, va te raccourcir à la hauteur de la cinquième cervicale ! Zipp ! Ta tête blonde va tomber d'un seul coup !
Comment, je vous le demande, comment David va-t-il affronter un tel adversaire ? Et nous ? Oh ! Mes amis, vous ne pouvez pas lutter contre Satan avec des raisonnements et des arguments ! C'est ce que font nos éducateurs, nos politiciens, nos philosophes et nos psychologues ! On vous propose des programmes de ceci, des programmes de cela ! On vous fait mille plans et on continuera à faillir tant qu'on n'aura pas reconnu que le mal n'est pas un mal de société ou un mal de structure sociale, mais que le problème du monde, c'est un problème de cœur ! Le Seigneur nous enseigne qu'il faut que notre cœur change. C'est ce qu'il a dit : "Il faut que vous naissiez de nouveau". Car tant que notre cœur n'aura pas été changé par la puissance de Dieu, nous ne trouverons aucune ressource intérieure dans lesquelles nous pourrons puiser. C'est pourquoi la Bible dit que nos armes ne sont pas charnelles ni intellectuelles, elles sont d'un autre ordre, elles sont spirituelles.
Quand le géant vit David arriver, il se moqua de lui, il l'insulta. Et David lui répondit ces paroles aux versets 45 et 46 : "Tu marches contre moi avec l'épée, la lance et le javelot, et moi je marche contre toi au nom de l'Eternel des armées, le Dieu d'Israël que tu as insulté ! Aujourd'hui, l'Eternel te livrera entre mes mains. Je t'abattrai et je te couperai la tête. Aujourd'hui, je donnerai les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre, et toute la terre saura qu'Israël a un Dieu ! Et toute cette multitude saura que ce n'est, ni par l'épée, ni par la lance, que l'Eternel sauve, car la victoire appartient à l'Eternel et il vous livre entre nos mains !" David ajouta : "Dieu te livrera entre mes mains et aujourd'hui je te couperai la tête". Puis il courut au torrent et y ramassa cinq pierres.
Cinq pierres.
Pourquoi en a-t-il ramassé cinq ? Certains ont pensé que David manquait de foi. Il aurait suffi qu'il en ramasse une. Or, il en a ramassé cinq. Certains pensent que s'il avait raté son premier coup, il pouvait essayer une deuxième fois. Mais il n'aurait pas eu le temps de le faire, le Philistin lui aurait coupé la tête avant le deuxième coup.
La réponse à cette question se trouve plus loin dans la Bible. Nous apprenons que Goliath avait quatre frères qui étaient aussi des géants. C'est-à-dire qu'en fait ils étaient cinq ! Et David s'est dit : "Si j'en descends un, j'aurai les quatre autres sur le dos ! Alors comme avec une Kalachnikov, tac, tac, tac, tac, tac, je les aurai tous les cinq l'un après l'autre !" Quel homme de foi, ce David !
Goliath a pu se pâmer d'aise, devant ce gamin qui se présentait devant lui. Il avait tout pour lui. Il avait l'expérience, la science militaire, il avait la force, il avait les armes défensives et offensives. Et David, lui, n'avait rien qu'une pierre. Il a mis sa pierre dans sa fronde et il a commencé à la faire tournoyer.
Parenthèse.
Arrivé à ce point je voudrais faire une parenthèse avant d'aller plus loin : Vous aussi vous avez besoin de mettre une pierre dans votre fronde, si vous voulez lutter victorieusement contre les géants de la vie. Il est ici question de cinq pierres, mais je n'ai pas malheureusement pas le temps ce soir de vous parler des cinq. Je parlerai de la première qu'il faut mettre dans la fronde de votre vie.
La première pierre à prendre, c'est la pierre de la foi en Jésus-Christ. Mes amis, je ne voudrais pas envisager la vie dans la génération présente, sans la foi en Jésus-Christ. Je serais aussi vide et aussi inutile qu'une fronde dans laquelle il n'y aurait pas de pierre ! Ce n'est pas étonnant qu'il y ait tant de suicides, que les maisons psychiatriques soient pleines, que les gens abusent de tranquillisants et d'alcool, ils sont vides ! Comme une fronde sans pierre, ils n'ont aucune ressource intérieure dans lesquelles ils puissent puiser. Un psychologue a dit que la raison centrale des névroses d'aujourd'hui, c'est le vide. Vous êtes vides et vous avez besoin de la foi en Christ. Vous avez besoin d'un contact personnel avec le Christ vivant ! Laissez-le donc faire de vous l'homme et la femme, le jeune homme, la jeune fille que vous devez être, que vous désirez être. Laissez-le vous transformer. Vous avez besoin de Jésus-Christ au centre de votre vie comme Sauveur et Seigneur.
Il faut naître de nouveau.
Je crois que la nouvelle naissance dont le Seigneur Jésus a parlé dans le chapitre 3 de l'évangile de Jean, offre des points communs avec la naissance tout court. La naissance peut se résumer en trois points : Il y a la conception, la gestation, et la naissance. Et beaucoup d'entre vous, les jeunes, vous en êtes là ! Vous en êtes au premier ou au deuxième point, vous en êtes au temps de la gestation. Vous croyez à l'Eglise, vous croyez au baptême, vous croyez au Christ, vous croyez à la Bible. Tout cela, c'est la gestation. Mais vous n'êtes pas encore nés de nouveau. C'est pourquoi ça ne marche pas dans votre vie. C'est pourquoi vous faites des efforts et vous n'arrivez à rien. Vous n'avez jamais rencontré Jésus-Christ d'une façon personnelle. Vous n'êtes pas nés de nouveau. Alors, venez à lui, laissez-le vous changer et faire de vous une nouvelle personne. Le premier pas à faire c'est donc la foi, recevoir Jésus-Christ, faire une rencontre personnelle avec lui. C'est la première pierre que vous devez choisir, celle de la conversion. Et puis vous ramasserez les autres pierres à mesure que vous lirez la Parole de Dieu, que vous étudierez la Bible et que vous croîtrez dans la connaissance du Seigneur.
Un point de controverse.
Bien sûr, arrivé à ce point une controverse s'élève : Si un tel engagement comme celui que je vais vous demander de prendre, a des chances d'aboutir, suite à une seule décision prise par un soir comme celui-ci, certains vont dire : "C'est sentimental ! C'est de l'émotion pure et simple, mais dans six mois, qu'en restera-t-il ?"
J'ai rencontré beaucoup de jeunes qui, par une soirée comme celle-ci, se sont décidés pour Jésus-Christ. J'ai rencontré avant-hier une dame qui m'a dit : "Il y a dix ans, vous teniez une semaine de réunions à l'église St-Etienne de Mulhouse, je me suis donnée au Seigneur et ça tient !"
J'ai rencontré une autre jeune personne qui, avec son amie, assises toutes deux sur les étroits escaliers en colimaçon d'une église évangélique de Nîmes, se sont toutes les deux données à Jésus-Christ. Et ça tient ! Elles sont mêmes engagées dans le service de Dieu.
Oui, j'en ai rencontré beaucoup de semblables, qui se lèvent et qui viennent donner leur vie au Christ. Et trois ans, quatre ans, cinq ans après, vous les retrouvez dans des places de responsabilité dans l'Eglise. Ils sont moniteurs et monitrices des écoles du dimanche, vous les retrouvez même comme missionnaires au loin.
J'ai connu un jeune homme qui, par un soir comme celui-ci s'est donné à Christ, et qui un an et demi après, devenaient pasteur d'une église évangélique ! Une vie changée, bouleversée comme résultat d'une décision prise dans un seul soir. Et c'est probablement aujourd'hui votre soir à vous !
Ecoutez maintenant l'injure de Goliath : "Suis-je un chien pour que tu viennes à moi avec des bâtons... et il le maudit par ses dieux". Mais David lui répliqua : "Aujourd'hui l'Eternel te livrera entre mes mains, je t'abattrai et je te couperai la tête..." Et il lança la pierre.
Que serait-il arrivé s'il avait manqué son coup ?
Que serait-il arrivé si Dieu n'était pas avec lui ?
Que serait-il arrivé s'il n'avait pas passé toutes ces heures, seul en tête à tête avec le Seigneur ?
Que serait-il arrivé s'il n'avait pas pris la décision d'appartenir à Dieu dans son jeune âge ?
Ce qui serait arrivé, c'est bien simple, il aurait été tué et on n'aurait plus jamais entendu parler de David.
Mais il n'a pas manqué son coup, car Dieu était avec lui. La décision qu'il avait prise de mettre Dieu à la première place dans sa vie, jointe à la croissance de son âme, lui avait donné la force d'affronter et de vaincre, à l'heure de la tentation, de l'épreuve et du péril.
La pierre lancée s'enfonça profondément dans le front du Philistin qui, foudroyé, s'abattit avec un bruit sourd. David courut, saisit l'épée de Goliath à deux mains et lui coupa la tête. Et ce jour-là Israël remporta une des plus grandes victoires de son histoire. Et cela, parce qu'un jeune homme, un petit gars de la campagne, avait donné sa vie à Dieu.
Jésus-Christ est monté à l'assaut de nos géants. Il est monté sur la Croix pour couper la tête au péché, au jugement, à l'enfer et à la mort, et il les a conquis ; il les a conquis pour vous.
Cela veut dire que vous pouvez avoir à faire au géant de l'infirmité, ou de l'abandon, ou de la trahison, ou la maladie, ou de la tentation ; Christ a conquis ce problème pour vous. Vous pouvez le surmonter avec son aide.
Dans un esprit de reddition et de confiance, venez à Christ et dites-lui :
Je veux être comme David.
Je veux aussi me décider pour toi.
Je veux naître de nouveau pour vivre une nouvelle vie.
Je veux, à partir de ce soir, commencer à lire la Bible, à prier, à témoigner pour toi et à grandir dans la foi.
Je veux être un chrétien propre, à part entière et qui sert son Maître.
Je veux me détourner de mes péchés.
Je veux recevoir Jésus-Christ dans mon cœur.
Je veux me convertir, c'est-à-dire être retourné depuis l'intérieur.
Mes amis, sachez-le, vos victoires de demain se décident et se forgent aujourd'hui.

Je vous invite à vous recueillir un instant et, dans la minute de silence qui suit, adressez-vous directement à lui, confessez-lui vos échecs, appelez par leur nom les péchés qui dominent sur vous, demandez-lui de vous en délivrer. Et si les mots ne vous viennent pas, vous pouvez prendre à votre compte les quelques mots que je vais dire lentement et, s'ils vous conviennent, vous pouvez silencieusement, intérieurement les redire au Seigneur comme s'ils étaient les vôtres :
"Seigneur, je viens à toi dans cette soirée. J'ai entendu ton appel. Viens me délivrer des péchés qui dominent sur moi. Je crois que tu les as portés à la Croix et que tu peux me pardonner. Rends-moi vainqueur des tentations auxquelles je n'ai pas pu résister. Seigneur, je t'accepte comme mon Sauveur. Aide-moi à tenir mon engagement et à te suivre jusqu'au bout. Merci Seigneur,
Amen !"

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