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Jésus est la porte - 4/11

Série d’articles proposée par Fernand Legrand sur la vie de Jésus intitulée : LE MAITRE

  1. Moi, je n'ai pas la foi !
  2.  Qui est Jésus
  3.  Jésus est la vie
  4.  Jésus est la porte
  5.  Jésus est la lumière
  6.  Jésus est la vérité
  7.  Jésus est le pain de vie
  8. Jésus est le bon berger
  9.  Ni Dieu Ni Maître
  10.  Le retour du Roi
  11.  Le Roi Libérateur


 

 

1. séparation et communication 2. puissance 3. révélation 4. protection

Le prophète Esaïe disait en parlant du Messie, sept siècles avant qu’il vienne : " Il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards et son aspect n’avait rien pour nous plaire " (53 :2).

Qu’y a-t-il de plus commun qu’une porte, surtout quand elle est modeste, quand elle est comme toutes les autres, un assemblage de quelques planches, deux ou trois charnières ou pivots, une poignée ou un loquet, c’est tout. Voilà bien de quoi ne pas attirer nos regards.

Mais pour l’humble Maître de Nazareth, il n’en fallait pas davantage. Puisque seuls les humbles héritent du royaume de Dieu, c’est par une chose humble qu’il va leur en montrer l’entrée.

Inconsciemment, nous passons une partie de notre temps à ouvrir et à fermer des portes. J’ai habité une maison où, pour aller prendre l’air au jardin, il fallait ouvrir et fermer quatre portes. Il n’est pas un endroit de la maison qui ne nécessite plusieurs manipulations de la poignée ou du loquet.

Partout, la porte joue un rôle prépondérant dans la vie des individus. Si vous n’êtes pas convaincus de ce que je viens de dire, comptez les portes qu’il y a chez vous, et vous serez surpris de leur nombre. Puis démontez-en trois ou quatre et vous serez tout à fait convaincus de leur utilité.

Notre langage de chaque jour s’est inspiré de cette pièce pivotante. Pour désigner quelqu’un au franc-parler on dit qu’il n’a pas de porte de derrière. Commettre des irrégularités dans son travail c’est risquer de se faire mettre à la porte. Je connais deux personnages de la Bible qui, pour conduite irrégulière, se sont proprement fait mettre à la porte. Vous qui connaissez bien votre Bible, vous pensez sans doute à Ananias et à Saphira sa femme du livre des Actes des apôtres qui, pour un mensonge calculé au sein de l’Église apostolique, sont tombés raides morts et sont sortis par la porte…les pieds devant. Moi, je pense plutôt à nos premiers parents qui, au sein d’un bonheur sans limites, ont outrepassé les avertissements de la Parole de Dieu qui leur disait : " Le jour où tu pécheras, tu mourras ". Et le jour même où ils ont enfreint la Parole de Dieu (et le péché c’est ça, c’est violer la loi divine) Dieu les poussa tous les deux hors du jardin d’Éden, et il mit à l’entrée des chérubins qui agitaient une épée flamboyante pour les empêcher d’y rentrer et de toucher à l’arbre de vie. Cela se passe tout au début de la Bible. Si maintenant, nous nous tournons tout à la fin du livre nous y trouvons l’opposé de la chose. On lit cela dans l’Apocalypse 21 :25-27 ; il s’agit de la Jérusalem céleste, la ville sainte qui descend du ciel. Il est dit d’elle que ses portes ne se fermeront point ni de jour ni de nuit ; qu’il n’entrera chez elle rien de souillé ni personne qui se livre au mensonge, il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau.

Autrement dit, sur la porte du paradis terrestre, après le péché de l’homme, on trouve écrit : Entrée interdite. Sur le paradis céleste, après l’œuvre de la rédemption faite par Jésus-Christ, on trouve écrit : Entrée libre !

Si donc entre le premier et le dernier livre de la Bible la situation s’est renversée, c’est qu’il s’est trouvé quelqu’un pour la renverser. Et ce quelqu’un c’est Jésus-Christ. Et s’il n’était pas venu, s’il n’avait pas versé son sang et donné sa vie pour nos péchés, nous serions encore aujourd’hui comme nos premiers parents, sous le coup de l’interdiction d’entrer, de la condamnation et devant une porte obstinément et éternellement close.

Quand Adam quitta le jardin d’Éden, il s’élevait entre lui et Dieu la lourde porte bardée de fer de ses péchés ; et cette porte il se l’était forgée lui-même. Jamais il n’aurait pu réintégrer son paradis perdu par ses propres efforts parce que pour lui comme pour nous, ses péchés avaient fait séparation entre lui et son Dieu selon les paroles mêmes du prophète Esaïe (59 :2).

Et cette tendance à faire le mal s’est communiquée à tous ses descendants. Laissez-moi vous expliquer cela à ma façon. Il fut un temps pas si éloigné où c’était à la mode, la mode masculine je précise, de porter un gilet avec une impressionnante quantité de boutons alignés sur le devant. Il arrivait parfois que le matin, Monsieur tout encore bouffi de sommeil, mais pressé, s’habille en enfilant par mégarde le premier bouton dans la deuxième boutonnière. Et quand il arrivait au bas du gilet, il était tout boutonné de travers ! C’est ce qu’a fait le premier couple et, par la loi de l’hérédité, nous aussi nous sommes, spirituellement parlant, tous boutonnés de travers.

Les résultats ne se sont pas fait attendre dans le monde ancien et ils devinrent tous de grands pécheurs devant l’Éternel. Ils laissèrent loin derrière eux toute préoccupation d’ordre spirituel. Alors qu’Adam avait gémi, pleuré, souffert dans son âme et dans sa chair de la condamnation qui pesait sur lui, eux au contraire se sont installés dans le meilleur des mondes comme on dit aujourd’hui. La Bible dit qu’ils bâtissaient, plantaient, mangeaient, se mariaient, mettant déjà en pratique la phrase célèbre attribuée à Louis XV : Après moi, le déluge ! La Bible nous les montre les yeux tournés vers la terre et le dos tourné au ciel, entièrement engagés dans les choses qui passent au détriment des choses qui durent. Il s’ensuivit des conséquences décrites en Genèse 6 :5 : " L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal ". Plus loin au verset 11 on croirait lire la description de l’état moral de notre monde : " La terre était remplie de violence et toute chair avait corrompu sa voie ". Cette époque fut appelée le temps de la patience de Dieu.

C’est dans ces temps que Dieu ordonna à un homme qui échappait à la corruption générale, Noé, de construire une arche pour lui et sa famille en prévision du Déluge qu’il allait faire venir sur un monde en révolte contre l’ordre établi par lui. Et 120 ans plus tard, après avoir en vain multiplié les appels à la repentance, l’arche était finie comme était finie aussi la patience de Dieu qu’ils avaient menée à son terme. Flambant neuve, elle brillait sous la couche de poix bitumeuse dont elle était revêtue.

À cette arche, il y avait une porte, une petite porte sans prétention qui était ouverte comme l’est encore aujourd’hui la porte de la Grâce. Elle invitait à entrer, elle souriait aux passants, elle offrait le salut, elle était le salut.

Au monde, y a-t-il quelque chose de plus facile que de franchir une porte ouverte ? C’était si simple ! Oui, mais pour y passer, il fallait d’abord être convaincu de certaines choses. Il fallait être convaincu :

  1. Que Dieu avait dit vrai en les menaçant du déluge. Or, ça, ils n’étaient pas prêts à le croire.
  2. Que Dieu voulait l’abandon de la corruption générale, car on ne pouvait pas se conduire à l’intérieur de l’arche comme à l’extérieur.
  3. Que c’était bien là le moyen de salut et qu’il n’y en avait pas d’autres.
  4. Que l’affaire était urgente et qu’il fallait se décider sans tarder.
  5. Que non seulement il fallait être convaincu de ces choses, mais qu’il fallait agir selon ses convictions, et quitter la majorité pour s’installer dans la minorité dont le chef passait pour un gourou, un fou, un déséquilibré.

Ces cinq choses si simples à faire, ce fut trop leur demander. Ils attendirent dans l’indifférence ou l’indécision jusqu’au jour où Dieu lui-même ferma la porte, et à dater de là, plus personne ne put ouvrir. Un déluge d’eau s’abattit sur le monde et les fit tous périr selon l’expression même de la Bible.

Jésus-Christ aussi est la porte et le seul moyen de salut. Pierre l’a dit : " Sous le ciel, il ne nous a été donné aucun autre nom par lequel nous puissions être sauvés " (Actes 4 :11). Et il n’y a pas de moyen plus simple pour l’être. Mais pour passer par la porte du salut qu’est Jésus-Christ, il faut être convaincu par tout ce à quoi le monde antédiluvien ne s’est pas laissé convaincre. Je reprends brièvement ces 5 points :

  1. Comme eux, il faut être convaincu que Dieu a dit vrai quand il a parlé du jugement à venir, qu’il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement (Hébreux 9 :27)
  2. Qu’il faut reconnaître que l’on est pécheurs, qu’il faut l’avouer et s’en repentir !
  3. Que Jésus soit bien la seule porte du salut et qu’il n’y en a point d’autre, comme il l’a dit : " Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi " ce qui n’est pas de bon ton d’admettre aujourd’hui, où l’on voudrait que toutes les religions soient bonnes, qu’il y ait un bon Dieu pour tous, même pour les buveurs, et que finalement tout finira par s’arranger.
  4. Qu’il y a urgence à faire la paix avec un Dieu qui dit trois fois sur deux pages de l’épître aux Hébreux : " Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs ".
  5. Qu’il faut passer à l’acte, venir au Sauveur et se confier à lui pour être sauvé, s’identifier à un Sauveur majoritairement rejeté et, du coup se retrouver dans la minorité.

Vous direz peut-être, si moi j’avais été devant l’arche au temps de Noé j’y serais entré. Sachez qu’il vous est tout aussi facile de franchir la porte du salut qu’eux la porte de l’arche.

Dans l’évangile de Luc au chapitre 18, le Seigneur rencontre un jeune homme riche qui cherche l’entrée du royaume de Dieu et qui a en apparence toutes les qualités pour y entrer. Mais Jésus met le doigt sur la seule plaie de sa vie, il est possédé par l’amour des richesses et c’est cette démesure du désir de posséder qui s’élève entre lui et la porte qu’il voulait franchir, et il s’en est allé chez lui tout rempli de tristesse. C’est à cette occasion que Jésus a dit cette phrase : " Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu ". J’ai lu quelque part que les villes de Palestine et Jérusalem en particulier étaient entourées de remparts avec ici et là de grandes portes par lesquelles s’écoulait le trafic journalier. Mais il y avait en outre de beaucoup plus petites portes qu’on appelait " trou d’aiguille ". Quand les grandes portes étaient fermées, la nuit ou les jours de sabbat, on pouvait emprunter ces trous d’aiguille. Un homme y passait tout juste, mais un chameau chargé de son bât n’y passait pas. Jésus est ce trou d’aiguille qui ne livre pas passage à la marchandise du péché. Toute surcharge, toute la pacotille du péché doit être déposée sous peine de se voir refuser l’entrée du royaume de Dieu. Jésus dit encore en Luc 13 :24 " Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, mais ne le pourront pas ".

Un jour, des enfants regardaient deux chrysalides en train d’éclore. L’enveloppe de la première se fendit et il en sortit dans toute sa beauté un papillon parfait. Sous l’influence du soleil, les ailes humides se séchèrent et se déroulèrent. Après quelques battements d’ailes, la belle créature s’envola vers le ciel désormais son domaine. Le même développement se fit chez la deuxième, l’enveloppe se déchira, l’insecte adulte en sortit, il essaya de s’envoler, mais les ailes restaient collées au corps. Après un long moment d’efforts pénibles, il s’abattit sans vie au fond de la boite où il se trouvait. En examinant l’insecte avec soin, on découvrit, solidement attachée autour du corselet, et l’enserrant d’une étreinte fatale, une petite partie de la peau de la chenille dont l’insecte ne s’était pas débarrassé précédemment. À cause de cette surcharge, le papillon ne put entrer dans la vie qui lui était destinée.

Si Christ, qui est la porte des brebis, comme il le dit en Jean 10 :7, ne laisse entrer personne qui ne veut au préalable déposer ses péchés, les confesser et les abandonner, il y a une autre porte qui laisse entrer les âmes les plus lourdement chargées de leurs péchés sans qu’elles aient à se décharger d’un seul. Cette porte est un immense portique qui tourne sur ses gonds des milliers de fois par jour. C’est la porte du séjour des morts, les sinistres portes de l’enfer. Une fois passée cette porte, ils vivront éternellement avec leur péché et le souvenir de leur péché. Cette porte engouffre les âmes perdues à la cadence de plusieurs unités par battement de pendule. Elles sont rougies à blanc par le feu du remords. Les bouffées brûlantes des tourments sans fin y tournoient, activées par les souffleries du désespoir. C’est au fronton de cette porte que Dante, l’auteur de la divine comédie a écrit : " Abandonnez toute espérance vous qui entrez ici ".

Si seulement vous pouviez jeter un coup d’œil par-dessus cette porte infernale et prendre conscience du danger que vous courez de rester plus longtemps indécis, vous vous empresseriez de vous tourner vers la porte du salut et, sans plus hésiter, vous viendriez à celui qui a dit : " Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos ". (Matthieu 11 :28)

Bien sûr, il vous est possible de croire que la porte de la mort c’est la fin de toute chose et que de l’autre côté tout est fini et bien fini, et je dis avec vous : Vous avez raison ! Peut-être pensez-vous que je suis un bien étrange prédicateur évangélique.

Oui, j’abonde dans votre sens, je crois comme vous que tout finit avec la mort.

Si la mort devait vous surprendre sans avoir fait la paix avec Dieu, elle mettrait fin à toute pratique du mal, elle mettrait fin à vos joies, à vos projets, à vos amitiés, elle mettrait fin à l’évangile que vous avez pu entendre et que vous n’entendrez plus jamais.

Pour moi, la mort mettra fin à mes attentes, à mes errements, à mes larmes, à mes perplexités, à mes désillusions, à mes douleurs, à mes chagrins et je m’en irai pour être pour toujours avec le Seigneur.

Christ est la porte du salut, et à tous ceux qui entrent par lui il a donné une promesse qu’il a formulée en ces termes : " …je bâtirai mon Église, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle ", donc pas contre eux non plus.

I. Une des nombreuses fonctions d’une porte c’est de :

1) Marquer la séparation

2) Marquer la communication entre deux endroits.

Ces deux fonctions se retrouvent en Jésus-Christ.

1) Il est l’intermédiaire entre le ciel et la terre, il est le seul, l’unique médiateur entre Dieu et les hommes (1 Tim.2 :5) ; il marque le passage des ténèbres du péché à la lumière du royaume de Dieu ; il est à la gare du salut la divine entrée qui donne accès au quai du ciel.

Des malades sont passés par lui et ont trouvé la guérison.

Des désespérés sont passés par lui et ils ont retrouvé la joie de vivre.

Des esclaves du vice sont devenus par lui des champions de la vertu.

Des vies brisées ont été par lui rebâties plus belles qu’avant, tel le chalet de Jean comme le dit la chanson.

2) De même qu’une porte sépare l’intérieur de l’extérieur, sa personne glorieuse divise l’humanité en deux clans, les sauvés d’un côté et les perdus de l’autre.

Si pour ceux qui recherchent de tout leur cœur le pardon et le salut, Jésus est le pont jeté par-dessus le gouffre de l’enfer, pour ceux qui sont avides de mondanité, il est la porte blindée qui leur interdit l’entrée du ciel.

Pour ceux qui se convertissent à lui, la Croix leur est lumière, mais pour les autres la même Croix leur est ténèbres. Ces deux aspects d’une même chose se trouvent clairement dits dans le texte de 2 Corinthiens 2 : 16 "…le parfum de Christ est parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui sont perdus 1) aux uns une odeur de mort donnant la mort, 2) aux autres une odeur de vie donnant la vie ".

II. Une porte peut aussi avoir une fonction de puissance.

Je suis né et j’ai vécu longtemps dans la vallée de la Sambre qui est une rivière canalisée dont le cours est régularisé par des écluses. Et qu’est-ce qu’une écluse ? C’est tout simplement une porte double qui fait communiquer un bief à un autre. Comment des péniches représentant chacune entre trois et quatre millions de kilos vont-ils passer du bief inférieur au bief supérieur ? Cette opération qui nécessiterait un déploiement d’énergie colossal se fait le plus facilement du monde. Le bateau se laisse " encapsuler " (à dessein, j’invente ici un nouveau mot) dans l’écluse qui ferme alors derrière lui la porte d’aval. La porte d’amont reste fermée jusqu’à ce que l’éclusier ouvre alors ses vannes, et sous la puissante poussée des eaux, les millions de kilos s’élèvent comme fétu de paille au niveau du bief supérieur.

C’est ça le problème auquel notre âme est confrontée, c’est de passer du bief inférieur de notre perdition au bief supérieur de la sainteté de Dieu. Pour être sauvés, il nous faut devenir aussi saints que Dieu. Il nous faut arriver à sa hauteur. Et le seul, je dis bien le seul moyen possible mis à notre disposition c’est Jésus-Christ qui est la porte-écluse qui veut nous recevoir pour nous élever au salut.

Il nous faut entrer au niveau inférieur de nos péchés, tels que nous sommes et nous laisser " encapsuler " dans les bras du Sauveur. C‘est alors seulement que le miracle s’accomplira. Il bloquera derrière nous la vanne inférieure de notre genre de vie, il nous coupera de notre passé et il ouvrira la vanne du bief supérieur de son pardon et de la vie divine. Et sous cette poussée formidable qui se fait sans bruit, les richesses du ciel se déverseront dans nos vies et cette irrésistible pression nous élèvera au niveau de la vie divine. C’est l’apôtre Pierre qui le dit dans sa deuxième épître 1 :4 " nous serons rendus participants de la nature divine ". Mais n’oublions surtout pas qu’il faut commencer par quitter notre bief inférieur, car la phrase de Pierre que je viens de citer s’achève par " en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise ".

III. Une porte peut aussi avoir une fonction de révélation.

Il y a de plus en plus de portes entièrement en verre qui, tout en ayant les fonctions d’une porte ordinaire, ont aussi pour but de faire voir ce qui est à l’intérieur. Jésus-Christ est cette porte qui révèle l’invisible.

  1. Personne n’a jamais vu Dieu, entendons-nous souvent dire. La Bible elle-même le dit, mais elle ajoute : " …mais le Fils unique qui est au sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître " (Jean 1 :18). Par Jésus-Christ, nous savons enfin qui est Dieu. Plus encore, quand on a vu Christ, on a vu Dieu. À son disciple Philippe qui lui disait : Seigneur, fais-nous voir le Père et ça nous suffit, Jésus lui a répondu : Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ?
  2. C’est aussi au travers de Christ que nous connaissons l’au-delà. Il est dit en 2 Timothée 1 :10 " qu’il a mis en lumière la vie et l’immortalité par l’évangile ". Il a soulevé pour nous le voile de l’au-delà et il nous a fait voir ce qu’il y avait de l’autre côté de cette vie. Il nous a dit ce que nous sentions confusément, qu’il y a une vie après la vie et cela il l’a explicité de façon lumineuse dans l’histoire du riche et de Lazare. Pour le premier, son au-delà est celui de la perdition, et pour Lazare son au-delà est fait de salut et de consolation éternelle.

IV. Enfin, il y a dans une porte une fonction de protection.

Comme on peut se sentir bien protégé l’hiver, surtout derrière la porte fermée à double tour, quand on entend la bise souffler et qu’on imagine qu’il y a des rôdeurs dehors ! C’est ce que devaient ressentir les Israélites esclaves en Égypte lors de la dixième plaie. Avant que l’ange exterminateur passe sur tous les premiers-nés, Dieu leur avait dit de mettre sur la porte de leur maison le sang d’un agneau immolé en signe que l’expiation de leurs péchés était faite et que la mort était déjà passé chez eux. Dieu leur avait fait la promesse : je verrai le sang sur vos portes et je passerai par-dessus. Et Jésus-Christ est cette porte là, rouge d’un sang qui n’est pas celui d’un autre, mais le sien, un sang qui selon Jean purifie de tout péché celui qui y croit, et qui met à l’abri pour toujours celui qui s’y abrite par la foi selon ce que Jésus lui-même en a dit : " Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi il sera sauvé ". Remarquez que Jésus ne dit pas : Il sera peut-être sauvé, ni il pourra espérer être sauvé, mais il sera sauvé. C’est ce qu’à maintes reprises Dieu promet dans la Bible qui est sa Parole. Dieu s’engage sur parole à sauver celui qui croit. C’est l’équivalent de ce qu’il avait dit aux Israélites en Égypte, " Je verrai le sang et je passerai par-dessus " ; c’est ce que Jésus a dit dans les évangiles " Je leur donne la vie éternelle " ; c’est ce qui nous est rapporté dans le livre des Actes : au geôlier de la prison grecque de la ville de Philippe, " Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé " ; c’est ce que le Saint-Esprit a fait écrire aux apôtres dans les épîtres comme ces paroles de Paul " Il n’y a dès maintenant plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ " (Romains 8 :1) et celles de Jean : " Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle vous qui croyez au Nom du Fils de Dieu " (1 Jn.5 :13).

Mais il y plus encore ; tout ce que Jésus-Christ est et que je vous ai dit de lui sous l’emblème de la porte : Communication, Séparation, Révélation, Puissance et Protection, Assurance du salut, tout cela peut devenir vôtre dès ce soir. Encore une chose, savez-vous que Jésus qui est la Porte, ne vient en personne frapper à votre porte : " Voici ", dit-il en Apocalypse 3 :20, " je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, je souperai avec lui et lui avec moi ".

Si au-delà de ma voix, vous avez entendu Sa Voix, ne le laissez pas dehors frapper en vain à la porte de votre vie. Ouvrez-lui la porte de votre cœur et invitez-le à entrer. Le Seigneur est un vrai gentleman ; il tiendra parole et il entrera dans votre cœur comme il l’a promis, et vous rentrerez chez vous ce soir en route pour le ciel, heureux, léger comme vous ne l’avez jamais été.

Je vais vous donner l’occasion d’entrer dans ce pacte du salut avec lui. Nous allons tous nous incliner et, dans ce court moment de prière intérieure, vous vous expliquerez avec lui. Il est possible que vous n’ayez jamais prié ou que vous n’ayez plus prié depuis longtemps et que vous trouviez difficile de lui parler même à voix basse ; j’aimerais vous aider. Je vais dire quelques phrases lentement, et si vous les ressentez, vous pouvez les répéter mentalement en les adressant au Seigneur :

Seigneur, c’est vrai que je t’ai laissé à la porte de ma vie et que je me sens à la porte de la tienne. Je reconnais que je suis dans une position dangereuse quant au salut de mon âme. Je risque de me retrouver hors de ton ciel, et ça, c’est la dernière chose que je veux. Ce soir, je dépose ma vie à tes pieds dans la repentance et la foi que je n’ai jamais eue ; je te demande pardon et j’entre chez toi par la porte ouverte qu’est Jésus ton Fils. Merci, mon Dieu, de m’accueillir comme l’enfant prodigue que j’ai été. Je me donne à toi sans réserve ce soir.

Merci Seigneur.

 

AMEN

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