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Jésus est la vie - 3/11

Série d’articles proposée par Fernand Legrand sur la vie de Jésus intitulée : LE MAITRE

  1. Moi, je n'ai pas la foi !
  2.  Qui est Jésus
  3.  Jésus est la vie
  4.  Jésus est la porte
  5.  Jésus est la lumière
  6.  Jésus est la vérité
  7.  Jésus est le pain de vie
  8. Jésus est le bon berger
  9.  Ni Dieu Ni Maître
  10.  Le retour du Roi
  11.  Le Roi Libérateur

 

 

Jean14 .6 ; 1 Jean 5 .11-13

Quand Dieu eut préparé la terre pour la rendre habitable, de ses mains créatrices il tira de la poussière du sol les éléments constituants du corps humain. Il avait devant lui une mécanique merveilleuse, mais inanimée dans laquelle il souffla un esprit vivant. La Bible dit que l’homme devint alors une âme vivante. Dès le début de la Bible la trinité humaine (l’esprit, l’âme et le corps) est déjà révélée comme créée à la ressemblance du Dieu lui aussi trinitaire : Père, Fils et Saint-Esprit.

La vie que possédait l’homme était un mélange harmonieux d’éléments matériels et spirituels. Tandis que par le truchement du corps, son âme jouissait des bienfaits que Dieu avait répandus à profusion dans la nature, par le truchement de son esprit, son âme jouissait des bienfaits spirituels que Dieu lui prodiguait sans compter.

Aussi longtemps que ces deux domaines lui furent accessibles, la vie de l’homme fut un état de bonheur parfait. Aussi longtemps que son corps fut sous le contrôle de son esprit, la vie fut idéale. Tant que son esprit fut en contact et en communion avec le Dieu dans lequel il n’y a pas l’ombre d’un changement, sa vie ne connut pas la moindre perturbation. Mais cet état de grâce n’a pas duré. La Bible dit que par la désobéissance le péché est entré dans le monde et l’homme a été coupé de Dieu. Quelque chose est venu mourir en lui et quelque chose d’autre est venu naître en lui. D’un seul coup, du jour au lendemain, le domaine spirituel lui a été fermé ; ne recevant plus dans sa vie la puissance de Dieu, il s’est trouvé incapable de maîtriser les passions qui avaient fait irruption dans son corps. La situation s’est renversée ; l’enveloppe destinée à obéir est devenue maîtresse de la situation, elle est devenue le grand dictateur de nos vies à qui il impose ses lois et donne ses impulsions, au point que le fameux verset de l’épître aux Romains (5 :15-25) est devenu une expérience tristement universelle que je résume ici par le seul verset 19 : " Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas ".

Son trésor spirituel, l’homme l’a perdu ; il est désormais comme une chenille mélancolique qui verrait passer un joli papillon ; lui se délecte du nectar des fleurs, elle doit se contenter des feuilles de chou : lui, vole et virevolte dans l’air, elle est rivée au sol. Mais tout n’est pas perdu pour elle, si elle veut retrouver l’espace aérien, elle devra passer par une expérience que la biologie appelle la métamorphose. Et nous aussi, si nous voulons reconquérir ce qui a été perdu, il nous faudra passer par cette autre métamorphose que la Bible appelle la conversion ou nouvelle naissance.

Lorsque dans l’étang l’œuf de la grenouille se développe, il devient cette drôlesse de créature grotesque que nous appelons du vilain nom de têtard. Lui, qui dépend entièrement de l’eau pour vivre doit se demander par quelle magie la mère grenouille peut vivre à la fois dans l’air et dans l’eau. Avez-vous déjà imaginé ce que devait penser un têtard – si tant est qu’un têtard pense- en voyant la mère grenouille plonger dans la mare pour venir l’y rejoindre ? Il ne peut pas concevoir qu’il y ait un ailleurs, une autre dimension, un autre élément que le sien. D’où l’entretien que je vous rapporte. Plouf !

- D’où tu viens comme ça, grand-mère ?

- D’en haut, tu vois bien, j’en ai encore la peau toute sèche.

- D’en haut, d’en haut, je n’ai jamais vu moi qu’il y avait un en haut.

- Mais si qu’il y en a un puisque j’en viens.

- Ce n’est pas vrai, il n’y a pas d'en haut !

- Ah, bien sûr, tu ne peux pas encore comprendre, mais ça viendra, tu verras que j’ai raison.

- Et qu’est-ce qu’il y a là-haut ?

- Hé bien…, il y a des arbres, des fleurs, de l’herbe…

- Ce n’est pas vrai ! – On connaît l’outrecuidance des jeunes générations, il faut l’excuser…

- Il y a des chevaux, des bœufs…

- C’est quoi ça, des bœufs ?

- Des bœufs, des bœufs, eh bien, ça mange de l’herbe.

- Ce n’est pas vrai !

- Mais si c’est vrai ; d’ailleurs, une de nos ancêtres est tombée amoureuse d’un bœuf et pour l’épouser elle a voulu se faire grosse comme lui.

- Ce n’est pas vrai !

- Mais si c’est vrai, c’est même écrit ; ça s’est même passé là-bas, un peu plus haut, du côté de La Fontaine.

- Et quoi qu’il y a encore ?
- Il y a de l’herbe, des bœufs, puis des hommes.

- Des hommes ? C’est quoi des hommes ?

- Des hommes, eh bien, ce n’est pas des bœufs, mais ça mange du bœuf.

- Ce n’est pas vrai !

- Pour la dernière fois, sois poli sinon tu vas tâter d’une baffe.

- Bof !

- Quand tu seras converti, tu comprendras, mais pas avant.

- Dis-moi grand-mère (avec un bémol dans le ton de sa voix), dis-moi, qu’est-ce qu’il y a encore à l’étage au-dessus ?

- Ah, il y a de l’herbe, des bœufs, des hommes et…des Français.

- Des Français ! C’est quoi ça des Français ?

- Les Français, ah, ce sont les meilleurs, les plus délicats, les plus raffinés de tous les hommes ; ce sont les seuls qui aiment les grenouilles…les cuisses de grenouilles. 

Du coup, notre têtard ne tient plus en place ; il est déjà comme on dirait à moitié converti. Il se dit, ça doit être vrai ; il faut que j’aille voir. Il fait frétiller sa queue, part comme une torpille vers le haut, touche la surface et boit une tasse…une tasse d’air, ce qui le fait redescendre plus vite qu’il n’est monté.

Il se dit : j’ai dû mal m’y prendre : Bis ! Résultat, il boit une deuxième tasse !

Pauvre têtard, malgré sa bonne volonté toute neuve, il ne peut pas savoir ce que la mère grenouille sait pourtant être vraie. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas encore converti, c’est-à-dire métamorphosé, ou mieux encore " né de nouveau " comme le dit Jésus.

Quelqu’un se reconnaît peut-être dans cette histoire un peu loufoque.

Vous avez connu de vrais chrétiens et vous avez vite compris qu’il y avait un " plus " dans leur vie, un plus qui venait de plus haut. Ils vous ont parlé d’un livre auquel ils faisaient toujours référence et vous avez voulu mettre le nez dans la Bible. Peine perdue, c’était du chinois, la vraie bouteille à encre ; vous n’y avez rien pigé.

Vous avez assisté à l’une ou l’autre de leurs " réunions " comme ils disent. La simplicité des lieux, l’ambiance sereine et la musique un tantinet rétro vous ont fait dire : Merci, très peu pour moi ! Pourquoi ? La raison est très simple et c’est encore Jésus qui le dit : " Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut ni voir ni entrer dans le Royaume de Dieu ". Et c’est à un Super Têtard que Jésus a dit cela, à un universitaire diplômé devenu prélat qui ne comprenait rien à rien.

Remarquez qu’un têtard peut se plaire dans sa petite eau au milieu de ses épinoches, sangsues et larves en tout genre, mais tant qu’il s’en tient à cela, il reste étranger à une vie supérieure. Une riche dimension de vie lui échappe. Beaucoup de gens s’accommodent de leur petit monde terre à terre qui ne débouche sur rien d’autre que le cimetière à brève, moyenne ou plus ou moins longue échéance. Quand tout se résume à métro-boulot- disco-bobo-dodo, la mare devient vite petite et " y en a vite marre ".

J’affirme qu’il y a autre chose que le train-train quotidien, les coupes d’Europe, la Formule 1, la grisaille du lundi matin, le vague à l’âme et le sentiment de toujours passer à côté de l’essentiel.

Jésus, le seul vrai extra-terrestre est venu de l’étage au-dessus, de l’autre côté de cette vie. Il a prouvé par sa façon de vivre, son enseignement et, ses miracles et beaucoup d’autres choses que c’était vrai, du vrai de vrai.

Mais rester étranger à la vie de Dieu est en plus une dangereuse condition qu’il vaut mieux mettre en règle le plus vite possible parce que la Bible dit : " Celui qui ne croit pas au Fils n’a pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui ".

La Bible veut dire par là que vie telle que les hommes la conçoivent : respirer, se mouvoir, croître, s’amuser, se nourrir, se loger, ce n’est pas vif, c’est seulement exister. Et exister dans ce sens-là, c’est vivre avec une épée de Damoclès sur sa tête et être sous la condamnation qui pèse sur le péché. Cette vie-là porte une étiquette : condamnée à périr.

Combien n’y a-t-il pas de millions gens, jeunes ou moins jeunes qui, sans avoir connu l’expérience de la conversion, disent que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Combien de fois ne se sont-ils pas dit : qu’est-ce que je suis venu faire dans ce monde ?

Nombreux sont ceux qui, pour avoir trop espéré ou trop attendu de la vie, sont en proie à de cruelles désillusions.

Allez toucher du doigt la misère humaine dans les pays du quart-monde où des millions vivent dans des bidonvilles insalubres comme ceux que j’ai visités à Haïti. Leur condition de vie misérable, ils l’échangeraient volontiers contre une année de bonheur.

Ah, s’ils pouvaient monter d’un échelon… !

À cet échelon plus haut, on trouve la classe laborieuse de tous ceux qui croient ne pas avoir assez pour vivre et cependant trop pour mourir.

Ah, s’ils pouvaient monter d’un échelon… !

À cet échelon supérieur, on trouve la petite bourgeoisie à qui rien n’a manqué. Pour n’avoir jamais été ni trop riche ni trop pauvre, ils n’ont pas été assez pauvres pour être malheureux, mais pas assez riche pour être heureux.

Ah, si eux aussi pouvaient monter d’un échelon… !

À l’échelon tout à fait supérieur, on trouve ceux à qui tout a réussi, à qui rien n’a manqué, et qui sont encore eux aussi à la recherche de ce que les autres n’ont pas trouvé. Que de millionnaires malheureux ! Que de pauvres riches comme le disait Bossuet ! Que de Dalida, de Romy, de Montherlant, d’Hemingway, de Marilyn Monroe et de tant d’autres, comblés au-delà de toute mesure, qui eux aussi auraient volontiers échangé leur vie contre une année d’un vrai bonheur qu’ils n’ont finalement trouvé nulle part sinon dans le suicide.

Tous les jours, ils ont peiné au mât de Cocagne de la vie. Les promesses de bonheur flottaient bien haut. Quelques très rares concurrents y sont arrivés, mais quand ils ont cru décrocher le prix de leur bonheur, ce n’était qu’une farce ! Leur dorure c’était du toc, du clinquant, du fer blanc. Le bonheur était plus haut, beaucoup plus haut, il était aux cieux. Alfred de Musset a écrit à ce propos :

Ah, pauvres insensés, misérables cervelles,

Qui de tant de façon avez tout expliqué,

Pour aller jusqu’aux cieux, il vous fallait des ailes,

Vous aviez le désir, la foi vous a manqué !

Ceux qui ont trouvé le bonheur ne l’ont pas trouvé dans une existence faite d’abondance matérialiste, mais au contraire dans la perte de cet esprit de conquête des jouissances terrestres. Jésus nous dit en Luc 9 :24 " Celui qui voudra sauver sa vie la perdra et celui qui la perdra à cause de moi la sauvera ". Il nous montre par là que pour recevoir la vie qui s’écrit avec un V majuscule, il faut lâcher l’autre, celle qui nous lâchera un jour, ce genre d’existence qui n’est qu’un leurre et qui nous conduit à notre perte.

I. Quand Saul de Tarse s’avança menaçant sur la route de Damas, il fut terrassé par une lumière aveuglante et par une voix, celle du Prince de la vie qui lui disait : " Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? " C’est là que sa vie a basculé. Lui qui avait tout misé sur l’acquisition d’avantages et de titres comme il le rappellera dans en Phil.3 :4-9 dont je vous donne une citation libre : " …moi, circoncis de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux, c’est-à-dire de pure race, zélé pour la cause, irréprochable quant à la justice…mais ces choses (position, honneurs ,renommée ,titres, amis influences), qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte en comparaison de l’excellence de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout. Et ces choses que je recherchais autrefois, je les regarde maintenant comme de la boue… "

II. En Luc 7 :36-50, une femme sensuelle, vénale, adepte de l’amour libre, prostituée sortie des bouges de l’orgie est venue se mettre aux pieds de Jésus. Cette existence qu’elle menait jusqu’ici, était-ce vivre ? Regardez ce qu’elle en pense à présent. Elle s’agenouille aux pieds de Jésus, mouille ses pieds de ses larmes, les baise et y répand du parfum. Elle se sépare de son passé, elle perd volontairement l’argent que lui rapportaient ses " passes ", et elle trouve dans l’apparente austérité de Jésus, une abondance de vie et une paix de l’âme inconnue d’elle jusqu’ici.

III. En Matthieu 9 on trouve un certain Lévi assis au bureau des impôts. Était-ce vivre vraiment que cette existence tout entière dominée par la cupidité, passée à tromper les contribuables, à brasser les pièces d’argent et à les entendre tinter dans ses coffres, à discuter âprement à longueur de journée pour une question de gros sous ? Et voilà que sans prévenir, le Sauveur traverse sa vie, et tel l’éclair qui sillonne le ciel noir et l’illumine, l’appel le plus bref de toute la Bible lui est adressé : " SUIS-MOI ! " Deux mots ont suffi pour que Matthieu, alias Lévi, boucle sa vie passée dans ses coffres et découvre une nouvelle vie à la suite de celui qui n’avait à lui offrir ni or ni argent, ni aucune autre richesse que celle du cœur et de la vie éternelle.

IV. En Jean 3, on trouve un docteur de la loi, professeur de religion qui vient trouver Jésus de nuit. Était-ce vivre vraiment que d’enseigner des préceptes aussi froids que moralisateurs. Jésus avait fait le cinglant reproche à ceux de sa compagnie : " Vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter que vous ne touchez pas vous-mêmes de l’un de vos doigts " (Luc 11 :46). Et c’est à lui en particulier, à Nicodème, moins hypocrite que les autres que Jésus a dit : " Il te faut naître de nouveau ". Il te faut, Nicodème, une nouvelle vie qui vient de plus haut que de ta chaire de vérité d’où tu pérores sans savoir de quoi tu parles. Et Nicodème a fini lui aussi par déposer ses sermons creux au sépulcre du Seigneur en qui il avait reconnu le docteur venu de Dieu pour avoir désormais quelque chose à dire qui enfin venait d’En-Haut.

V. Était-ce vivre vraiment que cette existence que je menais autrefois dans les vanités du monde et ses plaisirs trompeurs que la Bible appelle des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau ? Cette existence en rase-mottes, menacée du jugement de Dieu, je l’ai laissée entre les mains percées de Jésus-Christ afin que, comme il l’a promis, il la bannisse à tout jamais de sa mémoire. Pour rien au monde, je ne voudrais la reprendre et la revivre, ne serait qu’une journée, parce que pendant cette journée je pourrais mourir et être perdu. Et cette existence sur laquelle Dieu a déjà passé sa condamnation, Jésus vous appelle à la laisser comme l’ont fait Lévi, Nicodème et Saul de Tarse dont j’ai parlé pour saisir celle qu’il vous offre. Car la vie, dans le plein sens du terme, il ne pourra vous la donner que lorsque vous aurez consenti de plein gré à abandonner l’autre. Cette vie qu’il vous offre en échange de l’autre est aussi différente que la vie de la mère grenouille est différente de celle du têtard, que celle du papillon l’est de celle de la chenille, aussi différente que la candeur l’est du vice, l’artiste du profane, le printemps de l’hiver.

Cette existence dont il veut vous détourner, il l’a portée sur le bois maudit de la Croix. Là, la colère du jugement de Dieu est tombée sur elle, par conséquent sur lui. Cette existence dont il s’était revêtu dans ce jour tragique, pour bien nous prouver qu’elle ne valait rien, elle lui a coûté une suée qui a été jusqu’au sang, une tristesse qui a été jusqu’à la mort et une mort qui a été jusqu’à l’enfer de l’abandon.

Cette autre vie qu’il vous offre en échange, c’est la vie qui l’a sorti de la mort où nos péchés l’avaient plongé ; c’est cette vie merveilleuse qui a fait jaillir des lèvres de Marie de Magdala extasiée : Maître, Rabboni ! C’est celle qui a rempli les disciples de joie ; c’est cette vie qui sort du trou, tellement glorieuse que pendant quelques jours, l’apôtre Thomas n’arrivait pas à y croire. C’est cette vie de résurrection de Jésus-Christ qui devient la possession des pécheurs repentants.

Ce qui rend une conversion authentique, ce sont les deux phases distinctes et néanmoins inséparables qui la composent

1° Il y a l’abandon de l’existence passée, c’est la repentance ; 2° Il y a la réception de la vie de Jésus-Christ ressuscité, c’est la foi.

Certains voudraient dissocier ces deux éléments. Je m’explique. Conversion veut dire demi-tour. L’idée de certains est celle d’un sergent-major faisant évoluer son peloton et disant : 1-2, 1-2, demi-tour, Halte !

Mais l’idée de l’Écriture est tout autre, c’est :1-2, 1-2, demi-tour, Marche !

La vie chrétienne n’est pas qu’une halte, elle n’est pas qu’une confession de foi négative. Si je n’accepte pas le " Marche ", est-ce que je peux me dire converti ? Certes, il y a un stop et parfois même une marche arrière quant au passé, mais il y a aussi un Go ! un Avanti ! un En-avant toute ! quant au présent.

Imaginez-vous Saul de Tarse, arrêté par le Seigneur sur la route de Damas et lui disant : D’accord Seigneur, je capitule, je te rends mon épée et mes lettres de plein pouvoir, laisse-moi rentrer tranquillement chez mon papa à Tarse ? !

Imagineriez-vous cet ardent combattant de la foi écrivant dans son épître aux Thessaloniciens : " Vous vous êtes convertis à Dieu en abandonnant les idoles… " et ne terminant pas sa phrase "…pour servir le Dieu vivant et vrai " ? Impensable !

Imagineriez-vous le même apôtre Paul enseignant la doctrine du baptême dans le chapitre 6 :4 aux Romains et écrivant : " Nous avons été ensevelis avec Christ par le baptême, à la ressemblance de sa mort" sans ajouter la deuxième phase du baptême "…afin que, à la ressemblance de sa résurrection, nous marchions en nouveauté de vie…".

On sait que le baptême biblique selon le sens étymologique du mot veut dire : immerger, plonger. C’est ce que faisait Jean-Baptiste dont il est dit en Jean 3 :23 " qu’il baptisait à Enon parce qu’il y avait là beaucoup d’eau ". Pour baptiser, il fallait donc assez d’eau pour y plonger les gens jusqu’à les immerger. Celui qui se faisait baptiser sous cette forme symbolique exprimait deux choses :

1 : qu’en descendant entièrement dans l’eau, à la ressemblance de Christ descendu dans la mort pour le péché, lui aussi en se convertissant mourrait à son ancienne vie de péché.

2 : qu’en ressortant de l’eau il exprimait par-là, qu’à la ressemblance du Christ ressuscité, lui aussi sortait du péché pour revivre en nouveauté de vie. Gardant à l’esprit ces deux facettes du baptême, la mort d’une part et la résurrection de l’autre, QUI, je vous le demande en se faisant baptiser se risquerait à ce qu’on ne fasse que la moitié de la cérémonie : le maintenir sous l’eau et l’empêcher d’en sortir ?! Deux minutes plus tard, ce serait le prélude à une autre cérémonie, celle d’un enterrement pur et simple.

L’apôtre Paul, pour en revenir à lui, n’a pas seulement laissé sa vie passée sur le chemin de Damas, il a saisi la vie que lui offrait le Seigneur et s’en est laissé pénétrer. C’est ce qu’il dit d’une autre façon en Galates 2 :20. Il dira bien : " J’ai été crucifié avec Christ ", mais il ne s’arrête pas là, il poursuit : " …et si je vis, ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vite en moi. Et la vie que je vis maintenant dans mon corps, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi ".

Matthieu n’a pas seulement quitté son bureau de recettes, il a mis sa plume à la disposition du Saint-Esprit qui lui a fait écrire l’évangile qui porte son nom.

Si vous voulez être sauvé sans qu’il y ait le moindre doute, il faut vous soumettre aux conditions de l’Écriture : abandonner votre existence passée dans la repentance, et saisir par la foi celle que Jésus vous offre, cette autre qualité de vie dont lui-même a parlé en disant : " Je suis venu pour que mes brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance " (Jean 10 :10).

Si vous voulez qu’un arbre sauvage porte du bon fruit il faut le greffer. De même, pour que nos vies portent du fruit qui plaise à Dieu, il faut que Christ vienne greffer sa vie sur la nôtre. Sans cette greffe spirituelle que Jésus appelle la nouvelle naissance, les seuls fruits que nous pouvons porter sont des fruits sauvages qu’à deux reprises la Bible appelle des œuvres mortes (Héb.6 :1 et 9 :14).

Voici ce que dit le dictionnaire à propos de la greffe : " Le greffon apporte au sujet les caractères que l’on veut conserver. C’est ainsi que l’on greffe de bonnes espèces sur un arbre sauvage qui autrement ne donnerait que du mauvais fruit ". Vous pouvez mettre tant et plus d’engrais ou de fumier à un arbre sauvage, vous pouvez le tailler, vous pouvez le replanter dans un meilleur sol, le seul résultat auquel vous arriverez, c’est de produire plus de fruits, mais plus de fruits…sauvages !

Vous pouvez tout essayer pour transformer votre vie, vos sentiments et vos pensées, prendre des bonnes résolutions, désirer vivre une vie conforme à l’exemple de Christ, faire des neuvaines et réciter des Pater, supplier Dieu de vous donner des victoires sur vous-mêmes, vous n’arriverez qu’à produire davantage d’œuvres, mais d’œuvres mortes en ce qui concerne le salut.

Non, considérez combien une greffe minuscule peut transformer la vie d’un grand arbre ; pensez à ce qui arrivera quand la Vie d’un si grand Sauveur viendra se greffer sur une aussi petite vie que la nôtre.

Dieu est l’horticulteur divin ;

Christ est la greffe divine ;

Vous, vous êtes le sujet humain en qui il veut implanter la vie éternelle par le Saint-Esprit qu’il fera habiter en vous.

Une vie ainsi greffée ne peut que porter ce que l’épître aux Galates (5 :22) appelle le fruit de l’Esprit composé des 9 variétés que voici : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la maîtrise de soi.

Dieu consent à mettre la vie de son Fils dans la vôtre. Voulez-vous vous laisser greffer par lui ?

Si oui, ouvrez-vous à son intervention. Recueillons-nous tous un instant et dans ce moment de prière finale, adressez-vous à lui. Et si vous aviez de la peine à trouver les mots qu’il faut, je peux essayer de vous aider. Je parlerai très lentement et si ce que je vais dire vous convient vous pouvez suivre cette prière et la dire silencieusement à Dieu comme si elle était la vôtre : Seigneur, j’ai compris ce soir que ma vie spirituelle était plus au fond de la mare avec les têtards que dans les altitudes avec les anges. Si ça continue, je n’ai aucune chance d’aboutir dans ton ciel. J’ai bien essayé de changer de vie, mais sans résultat. Parfois, j’ai l’impression que je deviens pire… Je n’arrive à rien malgré mes efforts ; je tourne en rond. Je suis fatigué de moi-même ce soir… J’ai compris que je devais me repentir et je le fais sans hésiter. Je capitule devant toi ; je te demande pardon ; Dieu, je crois que ton Fils pour me sauver est descendu non seulement dans ma mare, mais dans la boue de ma mare de vie et qu’il en est mort, condamné à ma place, mais je crois aussi qu’il est venu pour m’en sortir. Seigneur, viens greffer la vie de ton Fils dans la mienne. Je m’ouvre à toi, à l’action de ton Saint-Esprit. Merci Seigneur.

 

AMEN.

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