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Moi, je n'ai pas la foi ! - 1/11

Série d’articles proposée par Fernand Legrand sur la vie de Jésus intitulée : LE MAITRE

 

    1. Moi, je n’ai pas la foi!

  1.  Qui est Jésus
  2.  Jésus est la vie
  3.  Jésus est la porte
  4.  Jésus est la lumière
  5.  Jésus est la vérité
  6.  Jésus est le pain de vie
  7. Jésus est le bon berger
  8.  Ni Dieu Ni Maître
  9.  Le retour du Roi
  10.  Le Roi Libérateur

 

Dans le livre qui porte son nom, le médecin Luc au chapitre 8 nous rapporte à partir du verset 41 :
" Voici, un homme nommé Jaïrus, qui était chef de la synagogue, vint se jeter aux pieds de Jésus et le supplia d'entrer dans sa maison, parce qu'il avait une fille unique d'environ 12 ans, qui se mourait.
Pendant que Jésus y allait, il était pressé par la foule. Or, il y avait une femme atteinte d'une perte de sang depuis 12 ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins sans qu'aucun ait pu la guérir.
Elle s'approcha par-derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant, la perte de sang s'arrêta, et Jésus dit : qui m'a touché ?
Comme tous s'en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t'entoure et te presse, et tu dis : qui m'a touché ?
Mais, Jésus répondit : Quelqu'un m'a touché, car j'ai connu qu'une force était sortie de moi. La femme, se voyant découverte, vint, toute tremblante, se jeter à ses pieds, et déclara devant tout le peuple pourquoi elle l'avait touché, et comment elle avait été guérie à l'instant. Jésus lui dit : ma fille, ta foi t'a sauvée, va en paix. "

Dans ce récit, nous prenons contact avec une femme qui est solitaire, souffrante et immensément triste. Elle a beaucoup de raisons pour être triste, depuis 12 ans (et Dieu sait si les années sont longues pour ceux qui souffrent), depuis 12 ans, cette femme sent sourdre dans son corps, une maladie qui la mine, la ronge et qui, inexorablement, la conduit à la mort.

Une petite parenthèse avant d’aller plus loin : n'y a-t-il pas dans notre cœur à tous, une maladie d'un autre genre qui nous conduit, aussi sûrement à une autre mort, beaucoup plus grave que celle du cimetière, et que la Bible appelle la seconde mort, la perdition qui est la séparation éternelle d’avec Dieu ? Le monde entier est atteint de cette maladie-là. Tout le monde est d'accord pour dire que notre monde est malade, et la Bible, qui appelle un chat un chat, appelle cette maladie-là, le péché. Ce principe du mal est ancré, incrusté dans le cœur de tous les hommes, et voilà pourquoi, parfois, même au milieu d'un rire, le cœur peut-être triste.

C'est à cause de cette maladie que nous portons en nous, qu'on peut être seul au milieu d'une foule, et que l'on peut être triste au milieu de ses plaisirs.

Une jeune fille américaine dont les parents étaient très riches n'était pas heureuse, elle était même profondément malheureuse. Ses parents lui offraient pourtant tout ce qu'elle désirait ; ils l'ont conduite chez les meilleurs médecins et les psychiatres, qui ne lui ont rien trouvé. Son père excédé un jour lui a dit : mais enfin ! Qu’est-ce qui te manque ? Et elle a répondu : il me manque quelque chose, mais je ne sais pas quoi !

Et c'est bien là ce qui caractérise notre génération, il y a un vide qui a la forme de Dieu dans le cœur de tous les hommes.

Pour être guérie, cette femme avait tout essayé. Elle avait fait le tour des docteurs, elle y avait laissé toutes ses ressources d'argent, sans qu'aucun pût lui apporter la guérison.

Et certains ont aussi fait, non pas le tour des docteurs, mais le tour des doctrines. Vous avez peut-être essayé quelques " ismes " de la philosophie, l'existentialisme de Jean Paul Sartre, le monde de l'absurde d'Albert Camus et j’en passe. Peut-être que vous avez fait le tour des doctrines du christianisme, et essayé quelques-uns de ses " ismes ", et qu’en lisant cet opuscule vous espérez en trouver un de plus qui sera le bon.

Dans ma jeunesse, quand la pensée est encore mobile, j'en ai essayé plusieurs. Enfin, j'avais cru trouver ma doctrine, mon héros, mon philosophe à moi, celui qui était censé me guider. C'est Edmond Rostand qui l'avait campé dans son personnage de Cyrano de Bergerac quand il disait :

"… rêver, rire, passer, être seul, être libre,
avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre
mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers
Pour un oui, pour un non, se battre ou faire un vers,
Travailler sans soucis de gloire ou de fortune,
À tel voyage auquel on pense dans la lune,
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortit
Et modeste, d'ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fruits, des fleurs, même des feuilles
Si c'est dans ton jardin à toi, que tu les cueilles !
Et s'il advient d'un peu triomphez par hasard
Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même, en garder le mérite,
Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! "

J’avais enfin trouvé mon docteur et ma doctrine, je la tenais ma devise, du moins je le croyais : " ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! "

Et tout seul, je ne suis pas monté bien haut. Je suis même tombé bien bas. Le résultat, c'est que, comme cette femme, je m'épuisais et mes réserves physiques et psychiques baissaient rapidement.

Quant à cette femme, elle avait fait le tour des docteurs pendant 12 ans. On ne pouvait en tout cas pas la blâmer de manquer de persévérance. Et chaque fois qu'elle allait trouver un nouveau praticien, chaque fois naissait une nouvelle espérance, suivie d'une nouvelle déception.

L’autosuggestion.

Quand ça ne va pas, il y a toujours des âmes charitables, qui viennent vous donner des bons conseils.

Une voisine lui a peut-être dit : Pourquoi n'essayez-vous pas la méthode Coué, l'autosuggestion ? Vous répétez 100 fois, de plus en plus vite et de plus en plus fort " je ne suis pas malade, je ne suis pas malade, je ne suis pas malade " avec toujours plus de conviction, et vous verrez que vous serez guérie.

Ne souriez surtout pas, il parait que cela donne des résultats chez ceux qui…ne sont pas malades ! Mais si vous vous êtes cassé la jambe, que vous répétiez 100 fois le contraire, cela n'arrangera jamais rien à la fracture !

 

La résignation.

Une autre voisine lui a peut-être prêché la résignation : ma chère amie, prenez votre mal en patience ! C'est facile à dire, quand on est soi-même en bonne santé, d'autant que les bons conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Nous avons fait comme cette femme, nous aussi. Nous avons essayé, nous avons pris de bonnes résolutions, surtout celles du 1er janvier. Quand on est jeune, on attend les 12 coups de minuit, on prend des résolutions intérieures et on se dit : cette année, je vais repartir d'un nouveau pas, je vais me refaire une nouvelle vie, on va être quelqu'un d'autre, on va être un garçon propre, on va devenir une fille " tip-top " et cela dure…15 jours !

On en est alors quitte à attendre le nouvel an de l’année d‘après pour repartir à zéro. Et quand il arrive, on recommence, et là, ça dure… une semaine ! Et puis, on se résigne, on se console comme on peut, à bon marché, on dit : oh, après tout, je ne suis pas plus mauvais qu'un autre ! Mais cela n'arrange rien de ne pas être plus mauvais qu'un autre, surtout dans le domaine moral.

Oublier.

Peut-être que cette femme a essayé d'oublier qu'elle était malade, mais, voyez-vous, la maladie, ça ne s'oublie pas, même si l'on s'efforce de ne plus y penser. C'est comme le péché, il ne s'oublie pas. Nous ne pouvons pas oublier que nous sommes mortels, et qu'un jour, une boîte en chêne avec de grosses vis en cuivre nous attend, parce que la mort et le péché, ça va ensemble, l’une étant la conséquence de l’autre. On ne peut pas ne pas y penser, même si on s'y efforce, même si on s'étourdit avec du bruit, de la drogue, de l'alcool, des amis, des plaisirs mondains.

Mais à force de vouloir oublier, on y arrive et au moment où on croit l’avoir oublié, au premier carrefour, qu'est-ce qu'on rencontre ? Un corbillard. On se dit : ça y est, la prochaine fois, c’est peut-être mon tour !

Psychiatrie.

Je ne sais pas si cela existait à cette époque. Peut-être qu'on lui a conseillé d'aller voir le Psy à qui elle a expliqué son cas avec ses mots à elle.

Il lui a dit : Mais ma pauvre dame, vous vous faites des idées, vous dites que vous avez une perte de sang, mais pas du tout, pas du tout, ce que vous avez, ce n'est qu’une hémorragie. Elle a dit : une hémorra… quoi, docteur ? Une hémorragie, mais oui, ça vient du grec. Une perte de sang, ça, c'est grave, mais une hémorragie, c'est n’est pas grave.

Quel soulagement d’apprendre qu’elle n'avait qu'une hémorragie ? Elle a dit : merci docteur, merci 1000 fois, merci ! Il lui a répondu : Mais de rien, madame, mais de rien, ça fait 200 Euros.

Soulagée, surtout au niveau de son portefeuille, elle est sortie détendue, mais un quart d'heure après…… ?

Voyez-vous, c'est ce qu'on fait aujourd'hui avec la maladie du péché, on change le nom. Quand j’étais jeune, un menteur, ça s'appelait un menteur, mais aujourd'hui, il ne faut surtout pas lui dire qu'il est un menteur, le pauvre, il en serait tout traumatisé, il en ferait des complexes et, du coup, il s'arrêterait de mentir. Alors maintenant, c'est un mythomane ; ça fait bien dans le décor, ce n'est pas tout le monde qui est mythomane ! Seulement, d’être mythomane, ça ne guérit pas de continuer à fabuler comme par le passé.

De mon temps, quelqu'un qui volait, ça s'appelait un voleur. Mais maintenant, ce n'est plus un voleur, c'est un kleptomane, ça fait mieux. Il pourra mettre sur sa carte de visite : " kleptomane breveté, opère à domicile. " Et au verso il pourra ajouter : " reconnu par la sécurité sociale."

Dieu, lui, ne change pas le nom des choses, je l'ai dit plus haut, il appelle un chat un chat, le péché, péché, la mort la mort et le jugement le jugement. Il nous aime trop pour déguiser les choses et changer le sens des mots.

Égoïsme.

Peut-être qu'une voisine lui a dit : Vous êtes une affreuse égoïste ! Depuis douze ans que je vous connais, je ne vous entends parler que de vos bobos et de vos médicaments. Vous êtes comme ces gens d’Église, évangéliques surtout. À les entendre, il n’y a que salut, salut, être sauvé, être sauvé qui compte ! Il vous faut sortir de vous-même, aider les autres d'abord et ça vous passera. Elle a dû se dire : après tout, c'est peut-être vrai. Elle est alors allée aider sa voisine fatiguée qui faisait la lessive de sa grande famille ; seulement, au milieu de la lessive, elle s’est trouvée si mal qu’on a dû appeler le SAMU.

Parce que, voyez-vous, avant de pouvoir sauver les autres, il faut soi-même être sauvé. Vous ne pouvez pas aider les autres tant que vous n'avez pas fait la paix avec Dieu. Il faut faire une paix à la verticale avec Dieu avant de faire une paix à l’horizontale, avec les autres.

Tant que quelqu'un n'a pas reçu Jésus-Christ dans sa vie comme son sauveur, il reste une force négative dans la société. C’est pourquoi je crois avec la Bible que le problème numéro un de l'homme est un problème de salut personnel. Il doit d'abord être sauvé et réconcilié avec son Dieu.

Imaginerait-on qu'on blâme un étudiant qui est en première année de médecine en lui disant : vous êtes un affreux égoïste ! Pensez donc, faire sept années d'études pour vous-même ! Il vous faut aller soigner les gens tout de suite ! Qui serait assez simple d’esprit pour raisonner de la sorte ?

Il nous faut faire la paix avec Dieu, être sauvés d'abord. C'est là le grand problème de départ et Dieu nous le pose clairement. L'homme est séparé de Dieu, il est coupé de Dieu, Dieu ne peut pas intervenir dans sa vie tant qu'il n'est pas réconcilié avec Lui. C'est pourquoi, comme pour cette femme, tous nos efforts de salut sont d’avance voués à l’échec. Il y a un problème de péché dans notre vie, et il faut le régler en priorité.

Un jour, un ami est allé rendre visite à une dame de sa connaissance et quand il est arrivé, c'est la bonne qui l'a reçu en lui disant : Madame va revenir bientôt, prenez place au salon en l’attendant. Il s'est assis dans le fauteuil. La bonne partie, un grand chien à l’air pas très engageant, est venu se coucher devant lui, en le fixant dans les yeux. Plutôt inquiet, notre ami a attendu, puis, comme la dame ne rentrait pas, il a voulu partir et se sortir du fauteuil. À ce moment-là, le molosse s'est dressé, le poil hérissé, les crocs dehors, prêt à lui sauter à la gorge.

Il s'est rassis et a attendu que l'orage passe ; le chien s'est recouché, tout en ne le perdant pas de vue. Puis, trouvant le temps long et voulant quand même partir, il a esquissé à nouveau le mouvement de se lever. Même scénario, le chien était prêt à lui sauter dessus. Il s’est tenu coi, et a attendu. Sur ces entrefaites, la maîtresse de maison est rentrée et, voyant le spectacle, elle s'est excusée, a fait sortir le chien, et a dit : Excusez-moi, mais j'ai un chien bizarre, il laisse entrer tout le monde et il ne laisse sortir personne ! !

C'est exactement ce que le péché fait ! Il invite tout le monde à entrer comme un annonceur de foire : Entrez, entrez, Mesdames et Messieurs, le spectacle va commencer ! Et en effet il commence par…. Disons une cigarette, ce n'est pas beaucoup. Puis viendront le joint, la drogue, la pornographie, l'occultisme. Et une fois dedans, il ne vous laisse plus sortir ! Vous les connaissez ces gens qui sont pris par leurs passions et incapables de s'en sortir ! Et si le Seigneur ne les délivre pas des affreux péchés précités, ou de l'égoïsme, ou de la jalousie, ou de l'envie, ou des mauvais sentiments, jamais ils ne s’en sortiront.

Et pourtant, ce qu'il nous faut, c'est trouver le moyen d'en sortir, c'est une question de salut, c'est le ciel ou l'enfer, c'est l'un des deux ! Mais comment s'en sortir ?

On raconte qu'un forgeron du moyen âge, qui était un fort habile ouvrier, se vantait de forger des chaînes que personne au monde ne pourrait briser. Quelque temps plus tard, il déplut à son seigneur et maître, qui l'envoya croupir dans un donjon où il fut mis aux fers. Cet homme s'empressa de regarder les chaînes pour y trouver un défaut, afin de les briser et de s'échapper. Quand il les eut inspectées, il laissa tomber ses bras de désespoir, il venait de reconnaître les chaînes qu'il avait lui-même forgées, et il savait très bien que celles-là, il ne les briserait pas.

Voyez-vous, dans nos vies, il y a des chaînes qui nous ont été mises par d'autres. C'est vrai qu'il y a des habitudes ou une hérédité, dont nous ne sommes coupables que par ricochet. Mais à côté des chaînes que l’on nous a mises, il y a celles que nous nous sommes forgées, et croyez-moi, celles-là, ce sont les plus solides. On voudrait parfois parler de ces choses qui nous tenaillent, qui nous tiennent, dont on voudrait se libérer, mais à qui en parler ? À qui ?

Voyez-vous, à cette époque, ce dont cette femme était atteinte, c'était ce qu'on appelait autrefois une maladie honteuse. Et il peut aussi y avoir dans notre vie des choses dont on ne parle pas. Il y a des choses que l'on ne dirait pas à sa femme, ou à sa mère, à son meilleur ami, même pas à son directeur de conscience, si on en a un. On est parfois terriblement seul avec soi-même. Il y a comme cela des choses dont on ne parle à personne, c'est alors que la solitude et la culpabilité deviennent pesantes.

Mais voici que dans la vie de cette femme, passe un cortège étrange, un groupuscule de gens, et dans ce groupe, Jésus de Nazareth. Et avec Jésus qui passe, c'est sa dernière chance qui passe.

Je voudrais dire quelque chose de très important ; il y a dans la vie des courages funestes, il y a des moments où, pour être sauvé, il faut perdre courage et je vais m’en expliquer. Que cette femme prenne courage au moment où Jésus passe et qu'elle se dise : Je vais encore aller voir un autre médecin, et elle est perdue. Si elle essaie encore, c'est fini pour elle. Son seul espoir, et le nôtre, c'est Jésus qui passe, et sa consultation est gratuite. D'ailleurs, le vieux prophète a pu dire : " Pourquoi dépensez-vous votre argent pour ce qui ne satisfait pas ? " (Esaïe 55 :1,2). Quand le Seigneur sauve, il le fait gratuitement.

Le bord de son vêtement.

Et il y a là quelque chose qui me fait frémir de plaisir ; cette femme se dit : Ah ! si je pouvais toucher le bord de son vêtement. Cela veut dire que la personne de Jésus est si grande, il est un Sauveur si total, ce qu'il a fait dans sa vie et dans sa mort à la croix du calvaire est si parfait, il y a dans sa pureté, dans sa résurrection, une œuvre si complète, si satisfaisante et si grande aux yeux de Dieu, que le bord de ce qu'il a fait est suffisant pour nous sauver.

Ah ! si je pouvais toucher le bord de son vêtement.

Le bord de son vêtement, cela veut aussi dire que pour être sauvé, il ne faut pas tout connaître ; il suffit de savoir que l'on est pécheur, que l'on est perdu et que Jésus est le Sauveur. Il suffit de se repentir devant lui et de l'accepter dans son cœur comme son sauveur personnel pour être sauvé ! Toucher le bord de son œuvre est suffisant pour sauver le dernier des pécheurs. Le brigand sur la croix a simplement crié : " Seigneur ! souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne ! " Et le Seigneur lui a dit : " Aujourd'hui ". La demande était pour un avenir lointain, la réponse fut pour tout de suite : " Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis ".

Mais entre cette femme et le Sauveur, il y a la foule qui l'entoure et qui fait barrage à son désir de s’approcher de lui. Il y a toujours des gens pour vous repousser loin du Seigneur, pour vous empêcher de venir à lui, et parfois même, ce sont ceux qui nous entourent de plus près qui jouent les gêneurs. Mais quelle détermination chez elle ! Elle tend la main et au passage elle saisit le bord du vêtement et, à l'instant même, elle est guérie. Elle est totalement guérie en un clin d’œil !

À partir de ce détail, je poserais une question : combien de temps faut-il pour être sauvé ? Il y a ceux qui disent : Le salut, c'est compliqué, il faut longtemps pour être sauvé. Au contraire, on est sauvé en un instant. Je crois en cet évangile d'un salut total, et qui se reçoit en un instant ! J'y crois, parce que c'est un don de Dieu et parce que c’est Lui qui le dit. Bien sûr que si le salut venait de nous, de nos efforts personnels il nous faudrait longtemps pour y arriver, et même nous n’y arriverions jamais, mais ce salut ne vient pas de nous, c'est un don de Dieu et il se reçoit en un instant. L'instant d'avant, elle est perdue, l'instant d'après, elle est sauvée. Dans un sens, c'est vrai qu'il lui a fallu longtemps pour être sauvé, il lui a fallu 12 ans pour l’être, mais la 12e année elle n'était pas plus sauvée que la première, au contraire. Ce n'est qu’après 12 ans, au moment où elle a touché le Seigneur, qu'elle est passée en un instant du plus profond de sa maladie, au plus total de la guérison divine.

De même, il y a des gens qui cherchent le salut, qui cherchent Dieu depuis longtemps ; ça peut leur prendre 5 ans, 10 ans, 20 ans, mais, la 20e année, ils sont encore aussi perdus que la première. Mais quand on rencontre le Seigneur, lorsqu'on saisit son offre par la foi, alors, dans l’instant on est sauvé.

Troublante question.

J’ai dit plus haut que j’ai frémi de joie à cette simple phrase : " le bord de son vêtement ". Maintenant, ce qui me cause un frémissement d’un autre genre, c'est la question du Seigneur qui se retourne et qui dit : " Qui m'a touché ? ". Les disciples, Pierre en tête, disent : " Seigneur, pourquoi dis-tu qui m'a touché puisque tout le monde te touche ". Et Pierre avait raison, tout le monde le touchait, mais Jésus a dit : Non, pas tout le monde, quelqu'un m'a touché.

Il est navrant de voir tant de gens qui, aujourd’hui comme hier, touchent le Seigneur et ne reçoivent rien de lui. Je pense à tous ces chers amis qui vont à l’Église depuis 5, 10 ou 20 ans, et qui n'ont pas de certitude, qui ne savent pas où ils en sont quant à leur salut. Ils connaissent la vie du Seigneur presque mieux que la leur, mais ils n'ont rien reçu de lui. Ils ne manqueraient pas un office, ils ne s’endormiraient pas le soir sans avoir récité le Notre Père, mais rien ne les transforme vraiment. Ils étaient boudeurs et ils le sont encore, ils avaient un fichu caractère et ils l’ont encore, ils étaient avares et ils sont toujours avares, ils étaient mal embouchés et ils le sont toujours…Ils sont là, autour de Jésus, ils gravitent autour de sa personne, de ses intérêts et de ses amis, mais ils ne reçoivent rien de lui.

Troublante question que celle-là : " Qui m'a touché ? ". En fait, une seule personne l'avait touché et avait tout reçu de lui tandis que ceux qui le serraient de près n’en tiraient aucun bien.

Quelqu'un va peut-être me dire : Oui, bien sûr, cette femme a vu passer le salut dans la personne du Sauveur, elle a avancé la main, elle l’a touché, elle a eu la foi, c'était facile pour elle. Mais comment voulez-vous toucher le Seigneur, aujourd'hui ? Autrefois, on pouvait le rencontrer sur la route, il s'arrêtait, il parlait aux foules. Une femme, la Samaritaine, l'a rencontré assis sur la margelle d’un puits, elle lui a causé, mais nous, aujourd'hui, à vingt siècles de distance, comment voulez-vous qu'on le touche encore ? Comment pouvons-nous encore être sauvés ? Comment toucher Jésus, pour être guéri de notre maladie spirituelle ?

La réponse est simple, et c'est celle de toute l'Écriture, nous pouvons toujours toucher le Seigneur, aujourd'hui, mais par la foi. Il est réel, notre Seigneur. Jésus, ce n'est pas une idée, c'est quelqu'un, et quelqu'un qui vit, qui est le même hier, aujourd'hui, toujours.

Moi, je n’ai pas la foi.

Quelqu'un va peut-être penser : Oui, bien sûr, je m'en doutais que vous alliez dire, " par la foi ", mais moi, je n'ai pas la foi. Comment voulez-vous que je sois sauvé, si pour être sauvé il faut la foi alors que je n'ai pas la foi ? Je vous envie, vous les croyants ; la foi, ça a l'air de vous sortir par tous les pores de la peau, ça a l'air tellement facile, c'est votre élément, mais moi, je suis né comme ça, j'ai de la difficulté à croire, je ne peux donc pas être sauvé.

Je ne sais pas si c'est votre raisonnement, mais si tel est le cas, cela voudrait dire, et c'est grave, que Dieu en vous demandant la foi que vous n'avez pas vous demande quelque chose au-delà de vos possibilités. Donc, Dieu n'est pas bon, il est dur ! Dieu n'est pas le Bon Dieu, parce que, pour être sauvé, il faut une foi, que vous n'avez pas.

Mais, êtes-vous sûr que vous n'avez pas la foi ? En êtes-vous tellement sûr ? Les sports d’hiver se sont démocratisés, presque tout le monde y a droit et quand vous allez dans les altitudes, vous prenez une télécabine ou un télésiège. Savez-vous que c'est par la foi que vous prenez la télécabine ? Il faut une foi formidable pour s’engouffrer dans ces engins suspendus par un simple filin à des hauteurs vertigineuses. Quand vous prenez le télésiège, vous n’allez pas avec un pied à coulisse pour mesurer la section du câble ni avec une calculatrice pour calculer la résistance des matériaux pour savoir si le câble va tenir. Vous ne vous inquiétez pas de savoir si l'ingénieur qui a conçu la machine avait les diplômes requis, pas du tout ! Vous avez beaucoup plus de foi que cela ! Vous engagez ce que vous avez de plus précieux au monde, votre vie, et vous la mettez dans une télécabine, ça, c'est la foi ! Si vous n'aviez pas la foi, jamais vous ne monteriez dans une télécabine, jamais !

Vous avez tellement de foi, que vous n'essayez pas toutes les chaises ou tous les bancs avant de vous asseoir dessus. Cela peut faire sourire, mais la foi c’est ça ! Parce que si vous n'aviez pas la foi, vous commenceriez par essayer la chaise. Mais non, par la foi vous y posez tous vos kilos d'un coup, ce qui me permet de dire que la foi, c'est l'élément le plus commun du monde.

Quand un jeune homme écrit une lettre à sa fiancée, il y colle un timbre et va la déposer dans une boite postale. Il le fait par la foi ! Il croit (c’est la foi) que le lendemain, quelqu'un qu'il ne connaît ni d'Ève ni d'Adam, va venir prendre sa lettre, y mettre un cachet, et que le surlendemain, la dulcinée va recevoir sa lettre. C'est par la foi ! Si vous n'aviez pas la foi, vous ne posteriez jamais une lettre.

Et lorsque vous avez épargné un peu d'argent, et que vous allez le mettre à la poste ou à la banque, vous allez avec vos bonnes coupures et en échange, l’employé colle sur votre carnet un vilain timbre ou un chiffre avec un vilain cachet dessus. Vous ne vous embusquez pas dans un coin pour savoir ce que le préposé va faire avec votre argent, pas du tout. Vous avez assez de foi pour abandonner votre argent entre les mains d’un inconnu. Deux ans après, vous revenez, et vous dites - c'est la foi - rendez-moi mon capital et mes intérêts.

Le paysan, parfois, n'est payé que 6 mois après avoir livré le fruit de toute une saison de travail. Mais tout ça, c'est la foi ! La foi est l'élément le plus répandu et le plus exercé dans le monde. Et Dieu demande la même foi, il demande que nous croyions en lui.

Nous allons voir d’un peu plus près ce qu'est la foi. On va rafraîchir ce mot qui est usé jusqu'à la corde, au point qu'on ne sait plus ce que cela veut dire, comme un vieux sou qui est passé entre tant de mains qu'il en a perdu son relief, mais pas sa valeur, heureusement.

I. Prendre au mot.

Dans l'épître de l'apôtre Paul aux Romains, il est écrit au chapitre 10 : " La foi vient de ce qu'on entend ", et non pas n'importe quoi, mais de ce " qu'on entend de la parole de Dieu ".

La foi, nous l’avons vu c'est croire ce que quelqu'un dit, c'est prendre quelqu'un au mot.

On raconte que Napoléon, malgré son cheval blanc, était un assez piètre cavalier et qu'un jour, passant ses troupes en revue, le cheval s'est emballé, mettant la vie de l'empereur en danger. Un simple caporal, sortant des rangs, s'est lancé aux naseaux du cheval, et l'a bloqué sur place, sauvant ainsi la santé ou la vie de l'empereur. Napoléon lui aurait dit : Merci, Capitaine ! Et l'autre s'est mis au garde-à-vous, et a répondu du tac au tac : De quelle compagnie, sire ? Et l'empereur honoré d'une telle foi, avec un sourire, a répondu : de ma propre garde. Et il a été immédiatement confirmé dans son grade de capitaine. Il a saisi la parole de l'empereur au vol ! Puisqu’il l'a dit, il ne peut plus se rétracter, la foi, c'est ça ! Dieu l'a dit, et comme Dieu ne ment pas, Dieu ne peut pas se reprendre.

C'est vrai, nous croyons ce que les hommes disent, nous croyons les promesses électorales, nous savons bien que, largement, elles ne seront pas tenues, mais nous croyons quand même. Nous croyons les informations, et c’est ce que la Bible dit, nous croyons les hommes. Nous croyons les hommes, pourquoi pas Dieu ? Par exemple, vous croyez que les hommes sont allés sur la Lune, mais quelle preuve avez-vous que ce que vous croyez est vrai ? Peut-être direz-vous que vous en avez la preuve parce que vous l’avez vu à la télévision. Mais cela n’est pas une preuve, ce n’était peut-être qu’un montage de science-fiction, cependant vous y ajoutez foi sans preuve réelle. Vous rétorquerez sans doute : bien sûr qu’on a été sur la Lune et la preuve c’est qu’on en a ramené des cailloux. Mais cela n’est pas une preuve, des cailloux pareils j’en ai tout plein dans mon jardin ! Sans preuve réelle, vous croyez ce qu’on vous a dit des expéditions lunaires. Et moi aussi, sans plus de preuve que vous j’y crois ! C’est à ceci qu’on découvre la gravité de la non-foi en Dieu, car la Bible dit en 1 Jean 5 :19 " Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand " Et c’est justement le témoignage d’un Dieu qui ne peut mentir que nous ne croyons pas et, comme l’a si bien dit le Seigneur, vous tamisez le moucheron et vous avalez le chameau ! Nous gobons des bobards gros comme un chameau et nous passons au crible de notre incrédulité les paroles d’un Dieu qui nous aime et n’a jamais trompé personne. Ceci nous fait mesurer toute la gravité du péché d'incrédulité et ses conséquences irréparables selon ce qu’en a dit Jésus-Christ : " Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui ".

II. S’abandonner, prendre des risques.

Pour compléter ma pensée, je dirais que la foi comporte une idée d'abandon, l'idée de s'en remettre à quelqu'un, de s'abandonner à quelqu'un en prenant des risques.

C'est parfois difficile à expliquer, mais une illustration nous aidera. La foi, c'est prendre les risques de l'abandon.

Pendant la guerre, j'étais bien jeune encore, j'aimais la natation, mais avant de pouvoir nager, il faut apprendre. Je n’avais pas l’argent pour aller à la piscine, d’autant qu’il n’y avait pas de piscine ni de maître-nageur. Alors, nous les jeunes, nous faisions des kilomètres à pieds pour aller patauger dans une rivière pas très profonde. Toutes les années à la belle saison on retournait à la rivière, pour apprendre à nager. Longtemps après finalement et tout seul, sans l’aide de personne, je suis arrivé à nager.

Je suis alors revenu plus près de chez moi où coulait la Sambre. Vous avez entendu parler de cet air militaire " Les Régiments de Sambre et Meuse ". La Sambre, c'est une rivière canalisée d’environ 40m de large et de 4 ou 5m de profondeur. Fier comme Artaban je l'ai traversée tout seul comme un grand.

L’ami, avec qui je sortais toujours, désirait aussi pouvoir nager et traverser la rivière. Il m'a dit : comment faut-il faire pour nager ? Je lui ai expliqué : c’est simple, pour bien apprendre à nager et se mettre dans la position idéale du nageur, tu prends une chambre à air de vélo, tu la plies en deux autour de ta poitrine, tu la gonfles avec un peu d'air, et l'air qui est dedans est suffisant pour te faire surnager et te mettre dans la position du nageur.

Après lui avoir bien expliqué la chose, je lui ai fait une démonstration, lui prouvant que, même sans un mouvement, tout le dessus des épaules dépassait de l’eau. Il a longtemps hésité à se jeter à l’eau. Je le revois encore là, sur le bord, sur la berge, me disant : Tu crois ? " Écoute, fie-toi (la foi) à ce que je t'ai dit ; d'ailleurs, je serai là, je nagerai près de toi et si ça ne va pas, tu m'appelles, je te sortirai de là, mais il n'y a pas de danger ". Je le revois comme collé sur le bord, il mesurait 1.75 m est il y avait devant lui 5 m. d’eau, faites la différence, le calcul est vite fait, je comprends ses hésitations. Puis d'un seul coup, il s’est décidé, il s'est jeté à l'eau. Il a pris le risque de croire ce que je lui avais dit, et il s'est mis à flotter, tout naturellement, et c'est ainsi qu'il a appris à nager. Voyez-vous, il a pris le risque, le risque de me croire, de s’abandonner à ce que je lui avais dit.

Maintenant, une précision, il a ajouté foi à ce que je lui ai dit, mais, ce n'est pas la foi qui l'a fait flotter, c'est la chambre à air ! ! De même, ce n'est pas la foi qui sauve, c'est Jésus-Christ, et il n'y a pas d'autre Sauveur que Lui.

Je connais des gens qui ont une grande foi, mais quel est l'objet de leur foi ?

C'est que, malheureusement pour eux, l'objet de leur foi, ce n'est pas le Sauveur. Certains ont même la foi en leur foi. Or, c'est Jésus seul qui est le sauveur, la foi, elle, ne sauve pas, mais c'est la foi qui me fait m'en remettre à Jésus-Christ et sans la foi je ne peux pas venir à lui !

Mon ami a dû avoir la foi en ce que je lui disais pour se jeter à l'eau, et la foi est nécessaire pour m'en remettre à Jésus, le Sauveur. 

III. Confiance.

Dans la foi il y a, outre l’idée de prendre quelqu'un au mot et de s'abandonner avec un risque, il y a aussi, et surtout, une idée de confiance.

Dans le mot confiance, il y a la racine foi (fides), que l'on retrouve aussi dans le mot fiançailles

Regardez, par exemple, cette jeune épouse tout en blanc (la mariée n'est jamais trop belle), qui sort de la Mairie, elle lie sa vie à un jeune homme qu'elle ne connaît pas. Vous me direz : si elle l'épouse, c’est qu'elle le connaît !

" Non, non, non, elle ne le connaît pas. Oui, bien sûr, elle sait son nom, mais ça ne veut pas dire qu'elle le connaît pour autant. D'ailleurs, tous ceux qui sont mariés diront : on ne connaît jamais quelqu'un avant le mariage, c'est toujours après qu'on le connaît. Personne, je pense, ne me contredira sur ce point. Elle lie sa vie (c'est ça la foi) à quelqu'un qu'elle ne connaît pas vraiment.

Oh ! bien sûr, il lui a fait des promesses, il lui a dit : Ernestine, je t'aime, je passerai ma vie à tes pieds, je te rendrai heureuse…bien sûr, qu’il a dit tout ça, mais il n'a rien prouvé encore. Mais elle l'aime, elle a foi en lui, elle lui fait confiance ! Qui sait pourtant s’il ne se révélera pas être un homme violent, ou un ivrogne, ou un coureur de jupons, ou un paranoïaque. Quels risques elle prend ! Mais, gardons cette merveilleuse idée de cette jeune femme tout en blanc qui lie sa vie tout entière avec quelqu'un qu'elle ne connaît pas, mais en qui elle a foi.

Eh ! bien, cela nous ramène au Sauveur ; ne voudriez-vous pas vous aussi lier votre vie à la sienne ? Parce que, il a prouvé, Lui, qu'il vous aimait. Ce n'était pas que des mots chez Lui. Regardez sa vie, voyez sa fin, voyez la croix où il prend la place du coupable et dites-moi si ce n'est pas là, la plus grande preuve d'amour du monde. Et si quelqu'un se donnait à Jésus-Christ en lisant ce traité, cela exigerait de sa part beaucoup moins de foi que cette jeune fille qui, je le répète, s'unit avec quelqu'un qu'elle ne connaît pas vraiment, tandis que vous, vous le savez. Personne au monde ne vous a aimé comme le Sauveur. Votre mère ne vous a pas aimé comme il vous a aimé, même si le plus bel amour au monde c'est l'amour maternel. Jésus vous aime plus que la plus tendre mère. Alors, puisque vous savez à quel point Il vous a aimé, puisque vous en avez la preuve et que, par conséquent, il ne vous faut plus qu'une toute petite foi pour être sauvé, ne voulez-vous pas faire ce petit pas de la foi qui vous sépare de lui ?

Si vous n'êtes pas certains d'être sauvés, si vous avez encore quelque angoisse devant l'avenir, la mort, l'éternité, le jugement, pourquoi ne pas prendre cette assurance qu'il vous offre aujourd'hui, et qu'il a payée de ses souffrances et de sa vie ?

Simplement, tendez la main vers Lui. Cette femme a vu son vêtement, elle en a simplement touché le bord. Que comprenait-elle, cette femme sinon qu’elle était perdue et qu’il était le Sauveur ? Elle a cru que le bord de son vêtement suffisait pour la sauver. Vous avez au moins cette fois-là, alors, exercez-la, et dites-lui : " Seigneur, c'est d'accord, aujourd'hui j'ai compris ce que c'était que croire, c’est faire comme le caporal cité plus haut c'est te prendre au mot. " Croire à salut c'est faire comme Abraham que la Bible appelle le père des croyants.

Un jour, Dieu lui a fait une promesse et il l'a cru, il a pris Dieu au mot. Il n'a pas seulement cru en Dieu, ça, il le croyait depuis longtemps et il n'était pas sauvé pour autant, mais il a cru ce que Dieu lui disait, et c’est au moment où il a cru la parole de Dieu qu’il a été sauvé. La Bible dit que sa foi lui a été comptée à justice (Galates 3 :6), à ce moment-là, il est devenu l'ami de Dieu.

Vous pouvez devenir l'ami de Dieu, aujourd'hui, avoir l'assurance que si vous deviez mourir ce soir, vous partez dans le ciel de Dieu, ça, c'est l’évangile ! Aucune philosophie au monde, aucune religion au monde ne peut vous apporter pareille certitude.

Seuls, l'évangile de la grâce, les promesses de Dieu, authentifiées par la mort et la résurrection de Jésus-Christ, nous donnent ces garanties. " Crois (fais foi) au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé ". Il n'est pas dit : tu seras peut-être sauvé, mais tu seras véritablement sauvé. Ce salut-là n’est pas une fin en soi, c’est une puissance libératrice qui permet de vivre une autre vie avec d’autres horizons qui débouchent sur une éternité heureuse, c'est l'évangile.

Si vous mettez votre main dans celle du Sauveur, je vous donne ma parole qu'il ne se passera pas une semaine que vous ne vous reconnaissiez plus, car l'évangile, c'est une dynamique, c'est une puissance, l'évangile, c'est quelqu'un qui est Jésus-Christ, qui est le Saint-Esprit, qui vient habiter en vous et qui vous retourne par l'intérieur.

Je me souviens d'un chanteur anglais qui était l'idole des jeunes, il s'est converti, il s'est tourné du monde à Christ, et sa première réaction quelques semaines après sa conversion, ça a été de dire : l’évangile, ça marche ! Ce n'est pas une philosophie creuse, ce n'est pas des mots, ça marche ! Et, croyez-moi, ça marchera dans votre vie.

Mais, il faut que vous le receviez, Lui. Toute ma prose est vaine si vous n'y répondez pas par la foi. Il faut aussi tendre la main, comme cette femme d’autrefois ; il faut que vous lui parliez, que vous lui disiez avec les mots qui vous viennent, ou avec les mots qui suivent si cela peut vous aider, mots que vous pouvez redire dans un élan du cœur : "

Seigneur, moi aussi je suis malade, ça ne va pas toujours très bien, je fais bonne figure à l'extérieur, mais à l'intérieur c’est la faillite ! Cette faillite morale, Seigneur, je te l'apporte ; dans la main que tu me tends, je mets la mienne, je crois, j'ajoute foi à tes promesses, j'ajoute foi à ton amour, j'ajoute foi à ton pardon. Seigneur, je crois, comme pour la première fois de ma vie, je crois comme je n'ai jamais cru, je crois, je te crois, je m'abandonne à Toi. "

Dites-le-lui comme cela, dites-le autrement, mais dites-le maintenant.

 

AMEN

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